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L’archidiocèse de Yaoundé rapporte sa décision de mettre tout son personnel enseignant en chômage technique

L’archidiocèse de Yaoundé rapporte sa décision de mettre tout son personnel enseignant en chômage technique

Paru le mardi, 02 juin 2020 13:22

Dans une note de service signée le 1er juin 2020, le secrétaire à l’éducation de l’archidiocèse de Yaoundé (Seduc), l’abbé Gaspard Georges Rodrigue Mboudou, demande aux directeurs des écoles et aux enseignants des classes d’examen de rejoindre impérativement leurs postes de travail. Le Seduc justifie cette volte-face par le fait que la décision du gouvernement de faire reprendre les cours ce jour-là est un cas de « force majeure ».

Or, depuis l’annonce le 15 mai par le Premier ministre de la reprise des cours, les autorités scolaires de l’archidiocèse de Yaoundé ont pris des initiatives pour faire face à la suspension des cours décidée le 17 mars. En effet, le 27 mai s’est tenue une réunion tripartite entre l’administration du Travail, le secrétaire à l’éducation catholique de Yaoundé et les délégués du personnel qui a entériné la mise en chômage technique de tout le personnel enseignant de mai à septembre.

Pendant cette période, tout le personnel devait avoir droit à une indemnité égale à 50% du salaire net pour le mois de mai et 40% pour les mois de juin, juillet, août et septembre. Afin de les soulager, « l’employeur s’engage à saisir les banques dans lesquelles sont payés les salaires des travailleurs pour demander la rallonge des remboursements des prêts contractés par les travailleurs ».

Dans une correspondance datée du 21 mai, Mgr André Marie Nko’o Edjimbi, le vicaire général, notait déjà à l’intention de toute la communauté catholique de Yaoundé que les mesures prises par le gouvernement le 17 mars contre la propagation de la pandémie de Covid-19 ont entrainé la fermeture de tous les établissements, ainsi qu’une baisse des ressources financières.

Et avec la reprise des cours pour les classes d’examens, l’année scolaire est rallongée de juin à septembre. Or, fait observer le vicaire général, « l’impact budgétaire de cette rallonge est environ un quart, voire un tiers du budget d’une année scolaire normale. Les charges de cette période sont hors de tout budget et n’ont pas de sources de financement ».

Des arguments contestés par un parent d’élève qui rappelle que « l’archidiocèse de Yaoundé a déjà perçu la totalité des pensions qui sont supposées prendre en charge les salaires des enseignants ».

D.M.

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