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Des trafiquants présumés d’espèces protégées à la barre à Bertoua et Ébolowa

Des trafiquants présumés d’espèces protégées à la barre à Bertoua et Ébolowa

Paru le vendredi, 02 octobre 2020 11:55

L’enquête menée par la police d’Abong-Mbang et les agents de la délégation départementale des Forêts et de la Faune du Haut-Nyong à l’Est du Cameroun a abouti, en décembre 2018, à l’arrestation de cinq trafiquants présumés d’espèces fauniques protégées. Plus de trente kilogrammes d’écailles de pangolin ont été saisis sur eux lors de leur interpellation.

Selon les enquêteurs, ils appartiennent à un vaste réseau qui a des ramifications jusqu’à Yaoundé. Les suspects, dont un couple marié, comparaissent le 6 octobre prochain devant la Cour d’appel de Bertoua, dans la capitale régionale de l’Est.

Le même jour, un autre trafiquant présumé sera devant la barre du tribunal de première instance d’Ébolowa. L’homme en question a été interpellé il y a quelques semaines dans la capitale régionale du Sud avec, en sa possession, 23 kg d’écailles de pangolin, une espèce intégralement protégée au Cameroun.

Comme l’éléphant, le pangolin fait partie des espèces de la classe A. C’est-à-dire des espèces qui « ne peuvent, en aucun cas, être abattues », précise la loi de 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche au Cameroun. Celle-ci dispose que toute personne trouvée en possession de parties d’une espèce totalement protégée est passible d’une peine de prison de 1 à 3 ans ou d’une amende de 3 à 10 millions de FCFA.

Selon la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), le pangolin est le mammifère le plus trafiqué et braconné au monde, principalement en raison de la demande des consommateurs des pays d’Asie où ses écailles sont notamment utilisées dans la pharmacopée traditionnelle.

En 2016, deux trafiquants présumés de pangolins avaient été condamnés à trois mois de prison ferme et à 8 millions d’amendes, de dommages et d’intérêts à Tibati, dans l’Adamaoua. Les arrestations et le suivi juridique de ces opérations s’inscrivent dans le cadre du programme d’application de la loi faunique, lancé en 2003 par le gouvernement avec l’appui de Laga, une ONG spécialisée dans l’application des lois sur la faune. Le programme vise à appliquer efficacement la loi faunique en traquant et en traduisant en justice les contrevenants.

P.N.N

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