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Ecole normale de Maroua : 8500 candidats pour 150 places d’élèves-professeurs

Ecole normale de Maroua : 8500 candidats pour 150 places d’élèves-professeurs

Paru le mardi, 03 novembre 2020 18:05

8500 candidats ont débuté mardi 3 novembre 2020 les épreuves comptant pour le concours d’entrée à l'Ecole normale supérieure (ENS) de Maroua. Pour cette année, seulement 150 places sont disponibles, ce qui rendra la compétition serrée. Pour l’année académique en cours, l’ENS de Maroua avait reçu 226 élèves dont 98 pour premier cycle et 128 pour second cycle.

Le gouvernement camerounais a décidé de baisser les effectifs des étudiants formés dans les Écoles normales supérieures (ENS) du pays. Un arrêté a d’ailleurs été signé dans ce sens le 9 juillet 2020 dernier par le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo.

Comparativement au nombre d’admis en vigueur l’an dernier, ce texte consacre une coupe moyenne de plus 21% des effectifs. Ainsi du côté de l’École normale de Yaoundé, les deux premières années des deux cycles de formation devraient recevoir au total 200 élèves contre 240 auparavant. À Bertoua, l’on passera de 210 postes ouverts l’an dernier, à 150 places, à concurrence de 88 places au premier cycle et 62 au second.

Dans un environnement où l’Etat est le principal pourvoyeur des emplois décents et stables, les concours administratifs font courir les jeunes. De ce point de vue, l’option gouvernementale de réduction des recrutements est critiquée par certains au sein de l’opinion. Pour eux, cette décision condamne une partie des jeunes diplômés à demeurer au chômage où à exercer des emplois précaires.

Au ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup), cette réduction des effectifs s’explique par plusieurs facteurs. Notamment la conjoncture marquée par la pandémie du Covid-19 dont les répercussions économiques ont entraîné la chute des recettes de l’État. « Lorsque le budget de l’État baisse, il doit réaménager ses dépenses. On ne peut pas recruter les gens, si le budget ne nous permet pas de les prendre en charge », explique Jean Paul Mbia, chef de la cellule de communication du Minesup.

De plus, poursuit-il, l’État n’est pas à court d’enseignants. « Près de 1700 enseignants d’université viennent d’être recrutés dans le cadre du recrutement spécial des enseignants titulaires d’un doctorat/Ph. D. dans les huit universités d’État, recrutement instruit par le chef de l’État, et celui des remplacements numériques dans les universités d’État. Ajouté à cela, le récent recrutement de 3000 instituteurs dans la Fonction publique camerounaise ».

Baudouin Enama

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