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La Commission des droits de l’Homme préoccupée par les 3 millions de Camerounais vivant avec un handicap

La Commission des droits de l’Homme préoccupée par les 3 millions de Camerounais vivant avec un handicap

Paru le jeudi, 03 décembre 2020 11:52

Dans une déclaration publiée à l’occasion de la célébration de la 29è édition de la journée internationale des droits des personnes vivant avec un handicap le 3 décembre 2020, la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL) se dit préoccupée par les inégalités d’accès à l’éducation, aux soins de santé, à un emploi décent, aux édifices publics ou la faible prise en compte des trois millions de personnes vivant avec une déficience au Cameroun dans la gestion des affaires publiques.

La CNDHL note que dans cette frange représentant officiellement 10 % de la population camerounaise, les personnes atteintes d’un handicap physique s’en sortent nettement mieux que celles, pourtant plus nombreuses, souffrant d’un handicap invisible. Justement, l’édition de cette année a pour thème : « Tous les handicaps ne sont pas visibles ».

D’après l’Organisation mondiale de la santé, ce handicap renvoie « à toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans un environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou de plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant ».

Discrimination et rejet

Alors que les personnes vivant avec un handicap sont déjà marginalisées, « la pandémie de Covid-19 est venue accentuer ces inégalités et engendrer de nouveaux obstacles à la pleine réalisation de leurs droits et libertés fondamentaux », s’inquiète le président par intérim de la CNDHL, James Mouangue Kobila.

La CNDHL rappelle au gouvernement qu’au regard de la loi, « le handicap ne peut constituer un motif de rejet ou de discrimination ». Et en tant que signataire de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, il lui revient de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de renforcer le cadre juridique et institutionnel en vue de favoriser l’intégration et l’inclusion de cette catégorie sociale.

Cette interpellation vise surtout les ministères en charge des questions éducatives en vue de faciliter l’accès des personnes handicapées aux infrastructures scolaires et universitaires.

Pour autant, la CNDHL n’ignore pas les efforts fournis par les pouvoirs publics, notamment l’inauguration le 2 décembre dernier du Centre multimédia inclusif du cercle des jeunes aveugles du Cameroun, premier du genre en Afrique subsaharienne entièrement financé par le gouvernement.

D.M

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