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Garoua : le lamidat rejette les accusations de meurtre sur le jeune élève Ali Youssouf

Garoua : le lamidat rejette les accusations de meurtre sur le jeune élève Ali Youssouf

Paru le vendredi, 04 février 2022 06:23

Le lamidat de Garoua (région du Nord) a réagi aux accusations de meurtre sur la personne de Ali Youssouf, élève en classe de terminale, mort dans des circonstances troubles au palais du lamido dans la nuit du 31 janvier 1er février. Rendue publique hier, la communication de l’autorité traditionnelle parle d’informations visant à « jeter le discrédit sur l’image du lamidat de Garoua et ternir l’image du lamido Ibrahim Elrachdini ».

Selon le palais royal, le défunt âgé de 18 ans « a été conduit sur demande expresse de sa mère au lamidat car cette dernière ainsi que de nombreux membres de sa famille présents, attestaient de ce que celui-ci, sous l’emprise des psychotiques, voulait attenter à la vie de sa mère ». Une version que créditent certaines indiscrétions qui rapportent que le jeune garçon a menacé de poignarder sa mère.

C’est sur ces entrefaites qu’Ali Youssouf aurait été maîtrisé et conduit au lamidat ou la garde du souverain va l'enfermer dans une chambre. Le communiqué rapporte plus loin que c’est le lendemain vers 17 h qu’Ali Youssouf va être pris de vomissements « dus à la désintoxication qui avait commencé la veille ». Après quoi, il va rendre l’âme « pendant que les dispositions sont prises pour l’amener à l’hôpital ».

Mais cette version est contestée par d’autres sources, qui attestent qu’Ali a été battu sévèrement par la garde du lamido. À la suite de quoi il va décéder. Des images présentées comme celles de son dos lacéré ont d’ailleurs circulé sur les réseaux sociaux.

La version du lamidat ne semble également pas convaincre les autorités de la région. Le corps d’Ali Youssouf a été exhumé à la demande expresse du préfet, sur instructions du gouverneur, et remis pour les besoins d’une autopsie.

La prompte réaction des autorités peut s’expliquer par le fait que le phénomène n’est pas nouveau au sein du palais du lamido de Garoua.

En effet, d’après des sources locales, ce n’est pas la première fois qu’une personne est passée à tabac dans le palais de Ibrahim Elrachdini, lamido de Garoua depuis mai 2021. Quelques mois après son intronisation, en août, le chef de Galbidjé III accuse le lamido de l’avoir séquestré dans son palais. L’homme déclare avoir été battu par les hommes du lamido, car accusé d’escroquerie foncière et d’usurpation de titre. Si le lamida a réfuté ces accusations, au moins deux autres chefs traditionnels ont été fouettés dans l’enceinte du palais royal après cette affaire.

« C’est une tradition dans les lamidats. Sauf que depuis les trois ou quatre lamidos qui étaient là avant lui, on avait abandonné cette pratique. C’est lui qui est venu renouer avec cela », rapporte une source proche du palais. Un autre habitué de ce lamidat explique qu ' « avant, il n’y avait pas de commissariat, pas de brigades de gendarmerie. Dans les lamidats, il y avait même des cellules ». Ce qui permettait à ces puissants chefs traditionnels de rendre justice.

En rappel, Ibrahim Elrachdini, capitaine de l’armée, a été intronisé lamido de Garoua après la mort d’Alim Hayatou, l’ancien chef.

L.A.

Lire aussi : Grand-Nord : une affaire de meurtre secoue le lamidat de Garoua

Dernière modification le vendredi, 04 février 2022 06:26

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