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Covid-19 : dans l’Adamaoua, les prières nocturnes interdites dans les mosquées les 10 derniers jours du ramadan

Covid-19 : dans l’Adamaoua, les prières nocturnes interdites dans les mosquées les 10 derniers jours du ramadan

Paru le mardi, 04 mai 2021 10:03

Le gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar, a instruit l’interdiction des « tarawih », ces prières nocturnes qui se tiennent habituellement dans les mosquées pendant le mois du jeûne du ramadan. Ce, « au regard de la difficulté manifeste à maîtriser les regroupements massifs de personnes dans les mosquées au cours de la dernière décade du mois de ramadan », justifie l’autorité administrative dans une lettre-circulaire du 30 avril adressée aux préfets, aux ministres de culte musulman et aux lamibés de la région.

Selon le gouverneur, cette période « suscite un engouement considérable et une effervescence pour les prières nocturnes et les retraites spirituelles habituelles pouvant entrainer une flambée de la contamination communautaire de la pandémie du Covid-19 ». Le ramadan a débuté le 13 avril au Cameroun. Il s’achèvera par l’Aïd el-Fitr, la « fête de la rupture du jeûne », le 12 ou le 13 mai prochain en fonction de l’observation de la lune, indique la Commission nationale du croissant lunaire (CNCL) dans un communiqué. Selon la tradition musulmane, les 10 derniers jours sont les plus importants.

« C’est dans cette période que se situe la nuit la plus importante de l’année, à savoir la nuit du mérite (encore appelée nuit du destin, Ndlr) dont la grâce équivaut à 1000 mois. Cette nuit se trouve parmi les nuits impaires des dix dernières nuits du ramadan. C’est pour cette raison que les musulmans multiplient les prières nocturnes » , explique le Pr imam Souley Mane, porte-parole de la CNCL.

« Au cours de cette période, certains musulmans font la retraite spirituelle dans les mosquées pour se consacrer exclusivement à l’adoration de Dieu. Et c’est aussi au cours de ces dix derniers jours qu’intervient la fête de fin de ramadan », ajoute-t-il. Cette période draine généralement grand-monde dans les mosquées, alors que les pouvoirs publics appellent depuis le début de la pandémie à limiter les rassemblements.

Ceux-ci étant considérés comme un vecteur important de propagation de la maladie. Le ramadan est un mois de jeûne, de prière et de partage pour les musulmans.

Comme en 2020, ce mois sacré est marqué par la crise sanitaire actuelle et les restrictions mises en place pour endiguer la propagation du virus. Si les lieux de culte sont autorisés à ouvrir, les offices doivent cependant s’y dérouler suivant un protocole sanitaire strict.

Le gouvernement exige notamment le port du masque, le lavage régulier des mains, la distanciation physique et la limitation du nombre de personnes à 50 à l’intérieur des mosquées. Des mesures barrières qui peinent toutefois à être suivies.

P.N.N.

Dernière modification le mardi, 04 mai 2021 10:26

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