Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Covid-19 : Cacophonie gouvernementale autour du 1er mai et la tenue des jeux universitaires

Covid-19 : Cacophonie gouvernementale autour du 1er mai et la tenue des jeux universitaires

Paru le mercredi, 04 mai 2022 09:45

Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, « a marqué son haut accord pour une levée contrôlée de la suspension de l’organisation des finales nationales des sports scolaires et universitaires», annonce le secrétaire général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda, dans une correspondance adressée le 26 avril dernier au ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo. Pour freiner la propagation de la Covid-19 au Cameroun, le chef de l’État avait pris un ensemble de mesures le 17 mars 2020, dont le report des compétitions scolaires et universitaires, à l’instar des jeux de la Fédération nationale des sports scolaires (Fenassco) et des jeux universitaires.

Selon le SG des services du Premier ministre, le gouvernement a décidé de lever cette suspension « compte tenu du faible taux factuel de prévalence de la Covid-19 ». Toutefois, précise-t-il, l’organisation de ces manifestations sportives est subordonnée au respect des mesures barrières prescrites par le président de la République pour lutter contre la Covid-19. Mais, la décision du Premier ministre suscite l’incompréhension, au moment où le traditionnel défilé de la Fête du travail a été annulé pour cause de pandémie.

« Au regard du contexte sanitaire et après concertation avec les organisations syndicales, des travailleurs et les groupements professionnels des employeurs, face à la complexité du protocole sanitaire et l’exigence de discipline, il a été arrêté que la grande marche des travailleurs le 1er mai ne pourra pas avoir lieu », a justifié le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Grégoire Owona. Selon les données du ministère de la Santé publique (Minsanté), au 6 avril 2022, la situation épidémiologique du Cameroun fait état de 119.780 cas positifs, dont 117 791 rémissions et 1 927 décès.

Faible pression

Les chiffres parlent d’un taux de guérison de 98,3% et d’un taux de létalité de 1,6%. Les autorités sanitaires assurent cependant que la situation épidémique est «maîtrisée», au regard notamment de la faible pression sur les hôpitaux. Selon le Minsanté, Manaouda Malachie, le pays n’a pas enregistré de nouveaux malades dans les centres de prise en charge depuis près d’un mois. Autant de choses qui ont motivé la reprise des défilés de la Fête de la jeunesse (11 février) et de la Journée international de la femme (JIF) le 8 mars dernier, après la suspension des éditions 2021 de ces manifestations, due à la pandémie. Le chef de l'État a par ailleurs instruit la reprise des manifestations solennelles du 20 mai sur l'ensemble du territoire, après suspension des deux dernières éditions.

Sauf que le 28 avril, le Minsanté a invité les populations « à reprendre l’observance des mesures barrières édictées par l’Organisation mondiale de la Santé et le gouvernement » du fait de la «recrudescence» des cas de Covid-19 dans plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe. Saluant au passage la décision du ministre du Travail, Manaouda Malachie explique que l’objectif est d’éviter des risques d’importation du virus, au regard du volume des échanges que le Cameroun entretient avec les pays des zones concernées. Ces mesures sont le port du masque de protection, la désinfection régulière des mains, le respect de la distanciation physique et l’interdiction de regroupements de plus de 50 personnes, « surtout dans les lieux clos ». Des mesures toujours en vigueur, mais qui peinent à être respectées.

P.N.N

Lire aussi:

Fête du travail : le défilé du 1er mai annulé pour cause de pandémie à coronavirus (gouvernement)

Covid-19 : aucun malade n’est hospitalisé au Cameroun, annonce le ministre de la Santé

Dernière modification le mercredi, 04 mai 2022 10:54

● E-Arnaques


● Fact Cheking




Plus de 100 000 PME créées au Cameroun en quatre ans

InfographieFormation PME cameroun