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L’Ordre des Médecins répond au religieux qui s’oppose à la vaccination contre le cancer du col de l’utérus

L’Ordre des Médecins répond au religieux qui s’oppose à la vaccination contre le cancer du col de l’utérus

Paru le mercredi, 04 novembre 2020 12:06

l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) a dit avoir « pris connaissance avec grand étonnement » de la note rédigée par Mgr Luc Onambélé, vicaire général du diocèse d’Obala, dans laquelle sont émises des réserves sur la vaccination contre le cancer du col de l’utérus.

« Ce document manifestement inspiré d’informations glanées çà et là dans les réseaux sociaux, ou alors de notions et de publications scientifiques mal assimilées a conduit son auteur à ‘’interdire formellement’’ la vaccination dans toutes les formations sanitaires et les écoles du diocèse d’Obala », a fait savoir le président de l’ONMC, Guy Sandjon.

Ce dernier rappelle que la mise en œuvre de la politique sanitaire dans les formations de santé, même privées, incombe au seul ministère de la Santé publique. Contrairement aux préjugés, le président de l’ONMC dément l’existence d’un quelconque vaccin mis au point pour « stériliser les femmes ou pour éradiquer une race de la surface de la Terre ».

Pour cette raison au moins, l’ONMC exhorte tous les médecins exerçants au Cameroun, « qu’ils soient fonctionnaires, militaires, privés laïques ou confessionnels, à faire œuvre de pédagogie pour susciter l’adhésion populaire aux programmes de vaccination institué par le gouvernement ».

Dans sa sortie contre ce vaccin, Mgr Luc Onambélé, expliquait qu’il existe 18 types de virus papiloma humano (VPH) à l’origine du Cancer du col de l’utérus. Or, regrettait-il, le vaccin administré au Cameroun en ce moment contre le VPH est uniquement efficace contre les lésions pré cancérigènes de types 16 et 18 du VPH et non des 15 autres environ.

En fin octobre 2018, l’organisation Mondiale de la Santé a publié un rapport indiquant que le cancer du col de l’utérus constituait un gros risque au Cameroun. Ses études ont montrés que 40% des femmes du pays pouvaient être atteintes de cette maladie et que le nombre était minoré. Ses responsables ont prescrit que soient menées des campagnes de vaccination

D.M.

Dernière modification le mercredi, 04 novembre 2020 12:08

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