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Année scolaire 2020-2021 : timide reprise des cours dans le Sud-Ouest du Cameroun en crise

Année scolaire 2020-2021 : timide reprise des cours dans le Sud-Ouest du Cameroun en crise

Paru le mardi, 06 octobre 2020 17:25

Ce n’est pas la grande affluence, mais l’école a repris depuis le 5 octobre 2020 dans certains établissements de la région anglophone du Sud-Ouest. La timidité observée le jour de la rentrée est attribuée au « ghost town (ville morte) » imposé tous les lundis dans cette région par des milices séparatistes anglophones. Dans les zones reculées, les enseignants ont déserté les villages par peur de représailles. Idem pour les parents qui restent prudents.

Dans le département du Fako, le gouverneur du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilai, a personnellement supervisé cette reprise des classes dans quatre établissements scolaires. L’autorité administrative est allée encourager les apprenants pour avoir « choisi l’éducation en se rendant à l’école dès premier jour ».

« Il faut rester concentré sur vos études et apprendre très bien. L’indiscipline n’a jamais payé. Et sachez que dans les années à venir c’est l’éducation qui fera de vous des administrateurs civils, des avocats, des magistrats, des directeurs d’entreprises, etc. », a-t-il déclaré.

Cette descente du gouverneur a permis de constater un certain engouement de la communauté éducative dans certains établissements. À la Presbyterian Comprehensive Secondary School (PCSS) de Buea 700 élèves ont répondu présents et à la Baptist High School (BHS) Buea 302 apprenants ont fait le déplacement. Le plus grand effectif a été enregistré au groupe scolaire de la Sonara avec 903 apprenants répartis en trois cycles. Pour la première journée des cours, la Saker Baptist College a quant à lui enregistré 749 élèves.

Victime d’une crise sécuritaire depuis 2016, 600 000 enfants des régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest sont privés d’écoles. Du fait des atrocités commises par les groupes armés d’inspiration séparatistes qui y sont aux prises avec l’armée, les parents sont contraints de garder leurs enfants à la maison depuis 4 ans. En 2019, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) évaluait à 4400 le nombre d’écoles fermées dans ces deux régions à cause du climat sécuritaire défavorable qui y prévaut.

Ces dernières semaines, certains activistes et leaders acquis à la cause séparatiste ont appelé à la réouverture des écoles. Mais cette approche est combattue par leurs camarades beaucoup plus radicaux. Pour ces derniers les écoles ne devraient reprendre qu’après la conclusion d’un accord dans le cadre d’un dialogue facilité par la Suisse.

BE

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