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Les 60 « expulsés » camerounais attendus à Douala resteront encore aux USA pour un temps non connu

Les 60 « expulsés » camerounais attendus à Douala resteront encore aux USA pour un temps non connu

Paru le lundi, 08 février 2021 17:51

Les 60 camerounais « présumés en situation irrégulière » aux Etats-Unis et qui étaient attendus à l’aéroport international de Douala le 4 février dernier, resteront encore un certain temps sur le sol américain. Leur vol n’est pas arrivé comme l’avait annoncé le chef d’antenne du ministère des Relations extérieures (Minrex) du Littoral, le ministre plénipotentiaire Gervais Edmond Bindzi-Edzimbi. Aucune déclaration officielle n’a été faite à ce sujet par les autorités ni camerounaises et ni américaines au moment de la rédaction de cet article. Diverses hypothèses sont toutefois présentées par des médias internationaux.

Selon des médias britanniques, le vol aurait été « annulé » en raison des allégations de violations des droits humains portées contre des agents du Service de l’immigration et des douanes (ICE, sigle en anglais) des Etats-Unis. Le journal The Guardian rapporte notamment que des « demandeurs d’asile camerounais » auraient déclaré avoir été « torturés » par des officiers américains de l’immigration pour les contraindre à signer des documents relatifs à leur expulsion.

De son côté, The American Prospect, un mensuel américain, indique que le vol aurait été « annulé » pour « permettre à toute victime ou témoin potentiel d’être interrogé » suite auxdites allégations. Les personnes expulsées, selon des organismes des droits de l'Homme, seraient pour la plupart originaires des régions anglophones en crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces organismes affirment qu’elles sont susceptibles de courir de « graves risques » pour leur sécurité à leur retour au Cameroun, y compris «la menace d’exécution ».

Plusieurs dizaines de personnes qui sont aujourd’hui en situations irrégulières présumées cherchent souvent sans succès, à obtenir un droit d’asile aux États-Unis, en évoquant le fait d’être originaires de la partie anglophone aujourd’hui dans une crise sécuritaire. Leur cause est soutenue par des ONG comme Human Rights Watch (HRW), qui avait appelé le gouvernement américain à «protéger» les camerounais demandeur d’asile, contre le risque qu’ils encouraient s’ils rentraient chez eux.

Mais cette version des choses n’est pas confirmée dans la réalité des faits. Alors que plusieurs dizaines de Camerounais ont déjà été rapatriés des USA, Jusque-là, aucune arrestation, torture ou violations des droits humains n’ont encore été signalées à leurs encontre. Or des ONG de défense des droits de l’Homme dénoncent et condamnent régulièrement ce qu’ils qualifient comme étant des exactions commises sur des civils notamment dans le cadre de la crise anglophone.

P.N.N

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