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Fuite des épreuves du Bac : le juge d’instruction ordonne la libération des élèves en détention

Fuite des épreuves du Bac : le juge d’instruction ordonne la libération des élèves en détention

Paru le mercredi, 09 septembre 2020 13:52

Kevin Gassam (photo) et Willy Christian Tchabouatchou Sandjong devraient sortir de la prison de Kondengui ce 9 septembre 2020. Ces deux élèves, placés en détention préventive dans le cadre de l’affaire des fuites des épreuves du baccalauréat session 2020, vont comparaître libres. La mainlevée d’office de la détention provisoire de ces deux prévenus a été transmise au parquet pour exécution ce jour. L’information est confirmée par leurs avocats. Me Fojou et Me Emanuel Simh ont récemment introduit une demande de mise en liberté provisoire pour ces jeunes élèves.

Après avoir été auditionnés le 8 septembre 2020 devant le juge d’instruction, les cinq présumés fraudeurs incarcérés ont été reconduits à la maison d’arrêt de Kondengui. Il s’agit, en plus des deux élèves, des étudiants Brandon Wilson Kamga Diam et Edgard Simon Makon et de l’enseignant Romaric Nouthe.

La mise en détention provisoire de ces premiers suspects a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique. Des leaders d’opinion et autres personnalités manifestent depuis lors leur indignation après l’arrestation du jeune Kevin Gassam et de deux étudiants incarcérés dans le cadre de cette affaire.

Lundi dernier le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) a apporté son soutien au jeune élève de 18 ans. Son député Bienvenu Ndip s’est rendu le 7 septembre dernier à la prison de Kondengui. « Nous avons pu remarquer dans le témoignage de Kevin quelques faits qui ont retenu notre attention, mais dont nous nous réservons de commenter pour faire, ni entrave à la justice, ni influencer ses décisions, l’affaire étant pendante devant les tribunaux », a déclaré son attaché parlementaire dans un communiqué.

Pour ce député, l’instruction n’est pas menée avec doigté. « Comment comprendre que les personnes qui ne font pas partie du laboratoire chargé de produire et d’acheminer les épreuves du baccalauréat soient jusqu’à ce jour les seuls à être interpellés dans le cadre de cette affaire ? », s’interroge-t-il.

Pour une autre frange de l’opinion, la détention de Kevin Gassam et des autres prévenus est compréhensible. C’est du moins ce que soutient Christophe Bobiokono, directeur de publication du journal Kalara, un l’hebdomadaire d’informations judiciaires, basé à Yaoundé. « Ce n’est pas parce que les enseignants n’ont pas été incarcérés que lui [Gassam] devrait nécessairement être en liberté. Non. Il faut voir la chose autrement. Mais il faut interroger peut-être la gravité des faits qui lui sont reprochés par rapport aux faits qui seraient peut-être reprochés aux enseignants », a-t-il défendu au cours d’un entretien sur les ondes de la chaîne de radio urbaine ABK.

Et d’ajouter : « Pour l’instant, il faut savoir que les enseignants dont on parle ont été indexés sur la base d’une enquête administrative. L’enquête administrative n’est pas l’enquête pénale. Parce que souvent votre responsabilité administrative peut être engagée à cause d’une négligence alors que pénalement ça ne peut donner lieu à aucune poursuite ».

BE

Dernière modification le jeudi, 10 septembre 2020 09:16

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