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Attaques contre l’éducation : la Commission des droits de l’homme invite le gouvernement à redoubler d’efforts

Attaques contre l’éducation : la Commission des droits de l’homme invite le gouvernement à redoubler d’efforts

Paru le jeudi, 09 septembre 2021 11:03

La première édition de la journée internationale de la protection de l’éducation contre les attaques, instituée par les Nations unies pour « préserver les écoles en tant que lieux de protection et de sécurité pour les élèves et leurs enseignants et la nécessité de maintenir l’éducation en tête des politiques publiques », se célèbre le 9 septembre 2021.

Dans une déclaration publiée à cette occasion, la Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC) exprime sa préoccupation face au drame que vit l’école camerounaise. En 2019, 4 437 écoles étaient fermées dans l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, 885 000 enfants étaient privés d’accès à l’éducation et 19 503 enseignants privés d’accès aux établissements scolaires. En raison de la situation sécuritaire qui prévaut dans ces régions, environ un million d’enfants camerounais ont un besoin de protection contre les violences des terroristes.

Dans le même temps, la CDHC observe que des bandes armées continuent d’instaurer un sentiment de peur auprès des populations en commettant des actes indignes. Elle cite notamment l’enrôlement des enfants dans des bandes armées par certains entrepreneurs de violence, l’utilisation des écoles par des terroristes sécessionnistes comme bases d’opération, l’enlèvement de six enseignants lors de l’attaque d’une école protestante le 3 novembre 2020 à Kumbo ou de 7 étudiants de l’université de Bamenda le 27 juin 2021 à Bambili.

Mesures exceptionnelles

La CDHC « condamne avec la dernière énergie ces actes de violence aveugle si lourdement présents dans la vie quotidienne des enfants et réitère ses appels aux autorités pour que les auteurs de telles atrocités soient encore plus activement recherchés, interpellés et traduits en justice ». Justement, les auteurs de la fusillade ayant laissé sur le carreau 7 écoliers de Mother Francisca Academy de Kumba dans le Sud-Ouest le 24 octobre 2020 ont été condamnés à mort par la justice le 7 septembre.

Au-delà d’une telle décision, la CDHC recommande au gouvernement de prendre de nouvelles mesures, afin de mieux protéger les écoles et garantir le droit à l’éducation des enfants. Elle souhaite aussi que les pouvoirs publics prennent « des mesures exceptionnelles tendant à faciliter l’accès à l’éducation des enfants déplacés dans les autres villes du pays à cause des troubles persistants dans leur région d’origine ».

Celles-ci viendront s’ajouter aux « efforts du gouvernement pour maintenir le flambeau de l’éducation allumé ». La CDHC cite notamment l’offre militaire d’enseignement dans les zones de conflits armé en substitution des enseignants civils ou la création du Comité national de désarmement, de démobilisation et réintégration (CNDDR) visant, entre autres, la réinsertion dans la vie civile des ex-combattants.  

Elle salue le plan de réponse humanitaire de 5 milliards FCFA pour la construction des salles de classe, des toilettes, l’achat des tables-bancs et des fournitures scolaires pour les régions du Nord et de l’Extrême-Nord qui font face à la menace terroriste de Boko Haram.

D.M.

Dernière modification le jeudi, 09 septembre 2021 11:05

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