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Maxime Sime (étudiant) : « il faut accorder une bourse aux étudiants pour soutenir la recherche »

Maxime Sime (étudiant) : « il faut accorder une bourse aux étudiants pour soutenir la recherche »

Paru le samedi, 10 février 2024 16:28

Ce 11 février 2024, le Cameroun célèbre la 58e édition de la fête nationale de la jeune sur le thème : « Jeunesse, import-substitution et patriotisme économique pour le progrès du Cameroun ». À 24 heures de ce rendez-vous, SBBC a rencontré un jeune camerounais âgé de 31 ans. Inscrit en Master I de génie thermique, environnemental et énergétique (Gtene) à l’Institut universitaire du Golfe de Guinée, il partage son regard sur cette célébration, ses problèmes et ses projets.

SBBC : Que représente la fête de la jeunesse pour vous ?

Maxime Sime : Il s’agit d’un moment de réflexion sur les défis que nous devons relever. Compte tenu de notre poids démographique dans ce pays, les jeunes constituent une force qui doit peser dans la définition des politiques publiques. Malheureusement, nous ne sommes pas souvent conscients de notre force et de nos droits.

SBBC : Quels sont vos défis ?

MS : Ils sont nombreux, mais le plus important est celui de l’emploi. Pour l’instant, j’enchaîne les études et des petits boulots. Je voudrais être utile à mon pays en travaillant. Le contexte est certes difficile, mais il y a des opportunités dans l’agriculture, l’aquaculture et bien d’autres domaines qui peuvent permettre de s’auto-employer et d’embaucher d’autres jeunes. Mais il faut surtout l’appui des pouvoirs publics pour y parvenir.

SBBC : Que comptez-vous faire après votre formation ?

MS : Avec les revenus que je gagne actuellement, je compte après mon Master 2 monter un projet dans la production de l’énergie renouvelable. Le Cameroun a un déficit en énergie électrique et le solaire ou photovoltaïque est une alternative qui peut remédier à ce déficit. C’est pour cette raison que je compte monter un projet dans ce secteur dès la fin de mes études.

SBBC : Qu’est-ce qui peut être fait pour améliorer la situation ?

MS : Je pense qu’il faut accorder une bourse aux étudiants pour les soutenir dans la recherche pour le développement. La plupart des étudiants évoluent dans un contexte difficile (manque de financements, de laboratoires pour éprouver les recherches, etc.) alors qu’ils ont du potentiel. Je pense que la réinstauration d’une bourse dans les universités étatiques et privées est un soutien nécessaire à la bonne formation. L’enjeu étant de leur fournir des atouts pour créer des emplois.

Interview réalisée par Frédéric Nonos

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