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Un agent des douanes arrêté pour trafic d’espèce faunique à Ambam

Un agent des douanes arrêté pour trafic d’espèce faunique à Ambam

Paru le mercredi, 10 mars 2021 17:31

Un commis de douane a été arrêté pour trafic d’espèce faunique protégée fin février dans la ville frontalière d’Ambam, dans la région du Sud. Ce, lors d’une opération menée par des agents de la délégation départementale des Forêts et de la Faune de la Vallée du Ntem, en collaboration avec la compagnie de gendarmerie d’Ambam. Cette opération a bénéficié de l’assistance technique de Laga, une ONG qui appuie le gouvernement dans l’application de la loi faunique. Le trafiquant présumé a été interpellé avec un mandrill vivant dans une station-service à l’entrée de la ville. L’animal était enchaîné à sa taille.

«Selon les enquêtes précédentes, il a voyagé avec le mandrill dans sa voiture de Kye-Ossi à Ambam pour vendre l’animal. Il s’est arrêté à la station-service pour faire le plein de carburant lorsque des agents de la faune, qui avaient été informés de ses activités illégales, sont entrés en action et l’ont arrêté», indiquent des sources proches du dossier. Selon les rapports d’enquête, le commis de douane n’est pas un novice en matière de trafic illégal d’espèces sauvages. Il aurait réussi à vendre un premier mandrill il n’y a pas longtemps. Il utiliserait son statut de douanier pour acheter et revendre des primates dans la région. Selon nos sources, il se procure les primates auprès d’un braconnier à Lélé, près de Djoum, localité considérée comme une plaque tournante du trafic.

Covid-19

Le mandrill est une espèce totalement protégée par la loi faunique de 1994 qui interdit le braconnage et le trafic de l’animal. Cette arrestation intervient alors que le trafic de primates, notamment le commerce de mandrills, devient récurrent dans le pays. Mais aussi dans un contexte où des experts affirment que le commerce non réglementé d’animaux sauvages a probablement été le catalyseur de la pandémie du coronavirus (Covid-19). Des études sérieuses ont montré que certaines espèces de primates pouvaient contracter la Covid-19, au même titre que les humains.

Par ailleurs, il est établi que le commerce des mandrills expose les hommes et les animaux à des zoonoses. Selon les primatologues, les primates sont aussi fragiles que les humains et les experts pensent que le contact constant entre les humains et ces animaux les rend plus vulnérables, car les humains peuvent également transmettre des maladies aux animaux alors qu’ils n’ont pas forcément les immunités nécessaires pour ces affections.

P.N.N

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