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Buea : un chef traditionnel tué par de présumés séparatistes

Buea : un chef traditionnel tué par de présumés séparatistes

Paru le mardi, 10 novembre 2020 03:14

Molinga Francis Nangoh, le chef du village Liwuh la-Malale par Buea dans la région du Sud-Ouest, a été assassiné vendredi 6 novembre 2020. L’autorité traditionnelle a trouvé la mort dans son palais. Selon des témoignages, une bande armée a fait irruption dans son domicile aux environs de 19 heures. Il aurait été torturé avant par ses bourreaux qui l’ont tué à l’aide d’une arme blanche, renseigne une source administrative du département du Fako. Son palais royal a également été incendié.

L’identité exacte des auteurs de ce crime reste à déterminer. Cependant, les soupçons se portent sur des milices séparatistes, accusées d’être à l’origine de cet assassinat. Sa Majesté Molinga Francis Nangoh a souvent été la cible de groupes armés qui sont aux prises avec les forces camerounaises dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

En juillet 2018, il avait été pris en otage en même temps qu’une dizaine de dignitaires traditionnels de Buea. Le rapt avait été opéré par une milice sécessionniste placée sous les ordres du pseudo général « Mendo Ze ». Ce dernier a été abattu le 26 octobre dernier au cours d'un raid mené par des hommes de la 21e Brigade d’infanterie motorisée.

L’assassinat de Molinga Francis Nangoh intervient ainsi 12 jours après l’élimination de ce chef de guerre séparatiste qui semait la terreur dans la localité. Ce qui fait dire à certains habitants du village Liwuh la-Malale que le chef traditionnel a été tué en représailles à la neutralisation de ce chef de gang sécessionniste. Son corps a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Buea.

La situation des autorités traditionnelles des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est précaire depuis le déclenchement de la crise anglophone en 2016. Ils sont pour beaucoup assassinés par des adeptes du mouvement indépendantiste qui leur reprochent de collaborer avec les autorités camerounaises. Au plus fort des combats entre les forces de défense et les milices séparatistes, les chefs supérieurs de ces deux régions ont dû se réfugier à Yaoundé.

BE

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Dernière modification le mardi, 10 novembre 2020 06:06

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