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Extrême-Nord : à un an de sa clôture, le projet Resilac veut remédier à ses contreperformances

Extrême-Nord : à un an de sa clôture, le projet Resilac veut remédier à ses contreperformances

Paru le mardi, 11 mai 2021 09:46

La 4è session du comité de pilotage opérationnel du projet Redressement économique et social inclusif du lac Tchad (Resilac), tenue le 7 mai 2021 à Maroua dans l’Extrême-Nord, pointe quelques contreperformances. S’agissant par exemple du volet « accès concerté aux ressources naturelles », aucune activité n'a été menée depuis le mois de septembre 2020. Et à ce jour, seulement 65 hectares de terre sur 150 hectares ont été restaurés.

Pour y remédier, il a notamment été recommandé d’impliquer les services sectoriels et de sensibiliser les chefs traditionnels sur la bonne gestion des terres à restaurer pour éviter les enchères auprès des bénéficiaires.  

Pour le reste, le projet Resilac se satisfait de son bilan. Sur 733 activités prévues, 507 ont été réalisées au profit de 19 845 bénéficiaires contre 16 241 bénéficiaires visées par les prévisions.

« C'est un projet qui a permis aux gens de se prendre en charge, de se former, d'améliorer leur système de production et de commercialisation au niveau des villages et des communes bénéficiaires. Il est vrai qu’il ne concerne que quatre communes pour le moment », note le président du Conseil régional de l’Extrême-Nord, Daniel Kalbassou. Ce dernier souhaite que le projet s’étende aux 47 communes de la région.

Lancé en juin 2018, le projet Resilac vise à contribuer au redressement économique et au renforcement de la résilience et de la cohésion sociale des territoires du Bassin du Lac Tchad les plus impactés par la crise sécuritaire et le changement climatique. Il est mis en œuvre par Action contre la faim, Care Cameroun et le groupe URD.

 Le projet est adossé sur 4 piliers principaux : renforcement du capital humain et cohésion sociale, redressement économique et résilience des populations, renforcement institutionnel et production des connaissances.

Grâce au financement du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique de l'Union européenne et de l'Agence française de développement, il est mis en œuvre dans les communes de Mindif (Mayo Kani), Dargala (Diamaré), Koza (Mayo-Tsanaga) et Mora (Mayo Sava) de l'Extrême-Nord.

D.M.

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