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Roi de l’arnaque, Jacques Calvin Eyafa se faisait passer pour le directeur du Cabinet civil Samuel Mvondo Ayolo

Roi de l’arnaque, Jacques Calvin Eyafa se faisait passer pour le directeur du Cabinet civil Samuel Mvondo Ayolo

Paru le mardi, 11 mai 2021 12:55

La police vient de mettre la main sur un présumé escroc qui usurpait l’identité et le titre du directeur du cabinet civil (DCC) de la présidence de la République du Cameroun, Samuel Mvondo Ayolo (photo). Jacques Calvin Eyafa, 49 ans, a été présenté à la presse ce lundi 10 mai à Yaoundé. Il est soupçonné d’avoir escroqué des hommes d’affaires et des personnalités dans les chancelleries et organisations rattachées aux Nations Unies. Il aurait même tenté d’arnaquer le président du Niger. C’est une correspondance du DCC au délégué régional à la Sûreté nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele, qui a permis de découvrir le pot-aux-roses.

«Le 4 mai 2021, le DGSN a été saisi par la présidence de la République qui disait qu’il y a un numéro de téléphone qui a appelé le chef de l’Etat nigérien en se faisant passer pour le directeur du cabinet civil et qu’il agissait sur instructions du président Paul Biya qui voulait parler avec son homologue nigérien. Le président nigérien a cherché à vérifier et on s’est rendu compte qu’il s’agissait ni du directeur du cabinet civil ni du chef de l’Etat», a déclaré à la CRTV l’officier de Police judiciaire, Vincent de Paul Meva.

Des enquêtes ont permis de se rendre compte que le numéro utilisé émettait depuis la prison centrale de Yaoundé. En effet, le présumé escroc opérait du fond de sa cellule à Kondengui, où il est écroué depuis juillet 2019 pour des faits d’arnaque. Une descente de la police a permis de saisir le téléphone sur le suspect qui est passé aux aveux. Ce dernier attendait dans les prochains jours un virement bancaire de 195 millions de francs CFA d’une ONG américaine qu’il a réussi à duper. Cette affaire intervient dans un contexte de recrudescence d’usurpation d’identité des personnalités, notamment des membres du gouvernement.

Samuel Mvondo Ayolo, victime à plusieurs reprises d’une usurpation d’identité sur la Toile, avait adressé une correspondance le 2 avril 2020 au directeur général de l’ANTIC, Ebot Ebot Enaw, pour déplorer «une augmentation exponentielle des faux comptes des institutions et des personnalités dans les réseaux sociaux». Il avait notamment instruit de «traquer, avec le concours des autorités compétentes, l’ensemble des usurpateurs d’identité dans les réseaux sociaux». L’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC) a annoncé avoir débusqué 3388 cas d’usurpation d’identité entre 2018 et 2019, dont de faux comptes de personnalités.

P.N.N.

Lire aussi : Scamming, usurpation d’identité… : le visage de la cybercriminalité au Cameroun

Dernière modification le mardi, 11 mai 2021 12:56

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