Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Le Cameroun invité au projet Education Plus contre les nouvelles infections au VIH/sida chez les adolescentes

Le Cameroun invité au projet Education Plus contre les nouvelles infections au VIH/sida chez les adolescentes

Paru le vendredi, 12 février 2021 12:14

Le Cameroun fait partie des pays invités à participer à l’initiative « Education Plus » des Nations Unies (ONU) visant à réduire les nouvelles infections au VIH/sida parmi les adolescentes et les jeunes femmes africaines.

Cette nouvelle initiative sera mise en œuvre dès cette année et ce, jusqu’en 2025. Elle est centrée sur l’autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes et la réalisation de l’égalité des sexes en Afrique subsaharienne, avec l’enseignement secondaire comme point d’entrée stratégique.

Une délégation du Système des Nations Unies a rencontré cette semaine le ministre de l’Education de base (Minedub), Laurent Serge Etoundi Ngoa, à l’effet de présenter cette initiative et de mobiliser le Cameroun autour de cette action.

Les représentants onusiens ont émis le souhait de riposter au VIH pour garder les filles à l’école et réduire les incidents liés au sida. Alors que le taux national de prévalence semble connaître une baisse considérable (2,7 % en 2020 contre 3,4 % en 2018 et 2019, 4,3 % en 2011 et 5,5 % en 2004), les chiffres montrent que la maladie continue de toucher de manière disproportionnée les adolescentes.

Selon « L’évaluation de l’impact du VIH dans la population au Cameroun » (CAMPHIA, 2017), les adolescentes et jeunes femmes de 15 à 24 ans courent neuf fois plus de risques d’être infectées que leurs homologues masculins. Cette situation s’explique notamment par le fait que la majorité d’entre elles ne disposent pas de connaissances complètes sur les méthodes de prévention de la transmission de la maladie et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST).

Financements publics

« Le maintien des filles à l’école jusqu’au secondaire est un moyen essentiel pour réduire les nouvelles infections et mettre fin au sida à l’horizon 2030. Cependant, en 2016 au Cameroun, seulement 43 % d’entre elles ont fréquenté l’école secondaire. A ceci s’ajoutent des taux élevés de grossesse chez les adolescentes et une confrontation à de multiples formes de violence sexuelle », indique le bureau-pays du Programme commun des Nations unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA).

Des études montrent en effet que le risque d’infection au VIH des filles vivant dans des pays d’Afrique à forte prévalence est divisé par deux lorsqu’elles sont scolarisées dans le secondaire. On estime par ailleurs que le manque d’opportunités éducatives et économiques engendre une plus faible représentation des femmes dans la population active.

En mettant en avant les grands bénéfices des investissements dans l’éducation, l’initiative cherche à inciter les acteurs à s’engager pour qu’il y ait plus de financements publics dans ce domaine et qu’il y ait un vrai renfort des politiques en faveur des adolescentes et des jeunes femmes. L’objectif final étant l’éradication du VIH et l’amélioration de la situation économique et sociale des jeunes femmes et de la population dans son ensemble, selon ONUSIDA qui codirige cette initiative avec l’UNICEF, l’UNESCO, le FNUAP et ONU Femmes. 

P.N.N.

Dernière modification le vendredi, 12 février 2021 12:15

● E-Arnaques


● Fact Cheking




 

Soumettez nous une rumeur à vérifier par nos équipes de journalistes

Please publish modules in offcanvas position.