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Mbankomo : les populations boudent l’interdiction de la vente des boissons lors des cérémonies funéraires

Mbankomo : les populations boudent l’interdiction de la vente des boissons lors des cérémonies funéraires

Paru le jeudi, 12 mai 2022 13:21

Le sous-préfet de Mbankomo, Cosmas Thierry Nama, a réitéré mercredi l’interdiction de la vente des boissons dans les lieux de deuil, un phénomène largement répandu notamment dans les zones rurales ou enclavées. Une interdiction actée le 4 février dernier. Dans une correspondance le 11 mai, l’autorité administrative instruit les chefs traditionnels de deuxième et de troisième degré de cet arrondissement de la Mefou-et-Akono (Centre) de mettre un terme à cette activité.

« Il m’a été donné de constater que cette activité honteuse perdure dans vos différents villages. Y faisant suite, j’ai l’honneur de vous réitérer que cette mesure reste toujours en vigueur et vous devez veiller à son respect scrupuleux. Tout contrevenant s’exposant aux affres des forces répressives », écrit-il. Le sous-préfet de Mbankomo a pris cette décision il y a trois mois, au motif de la « sauvegarde de l’ordre public ».

Si l’autorité administrative est dans son rôle en prenant une telle décision, au regard de ses missions de maintien de la sécurité et de l’ordre public et de protection des populations, reste qu’il se pose la question de sa mise en application concrète. Pour Me Claude Assira, au-delà de la difficulté de sa mise en œuvre, la juridicité de cette mesure est également discutable. « Les lieux de deuil au Cameroun ne sont pas des lieux publics. Ce sont des lieux privés ouverts au public. Les pouvoirs du sous-préfet ne lui permettent pas d'intervenir dans le champ privé. Cela constitue une atteinte à la vie privée et aux libertés individuelles qui excède la compétence administrative. D'autant qu'il n'y a pas de "maintien de l'ordre" mais simple mesure de police. J’ai donc du mal à voir en quoi la décision du sous-préfet, peut être régulière. Il s’agit d’une décision qui, de mon point de vue, est au moins disproportionnée. par rapport à l'objet recherché. Elle constitue un excès de pouvoir et pourrait, de ce fait, être mise à néant avec succès si elle est soumise à un juge », soutient l’avocat.

P.N.N

Dernière modification le jeudi, 12 mai 2022 18:33

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