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Professionnalisation des enseignements : le recteur de l’université publique de Dschang se satisfait de ses résultats

Professionnalisation des enseignements : le recteur de l’université publique de Dschang se satisfait de ses résultats

Paru le mardi, 12 octobre 2021 12:47

« Notre rêve d’université entrepreneuriale se fait progressivement chair ». C’est la quintessence de l’interview que le recteur de l’université de Dschang (UDs), Roger Tsafack Nanfosso, a accordée le 8 octobre 2021 au quotidien gouvernemental Cameroon tribune sur la professionnalisation des enseignements et l’adéquation formation-emploi.

Si le recteur admet la difficulté à mesurer avec précision l’adéquation formation-emploi, néanmoins il s’appuie sur certaines estimations pour nourrir sa satisfaction. Par exemple, sur la base d’une enquête menée du 11 septembre 2020 au 11 juin 2021, il note qu’à l’Institut universitaire de technologie Fotso Victor de Bandjoun (IUT-FV) 411 diplômés sur 757 (54 %) ont pu s’insérer dans la vie active.

A la Faculté de médecine et de sciences pharmaceutiques (FMSP), le recteur soutient que les taux d’insertion sont respectivement de 80 % et de 78 % pour les masters de santé publique et de kinésithérapie. A la Faculté d’agronomie et des sciences agricoles (FASA), les taux se situent en général au-dessus de 50 %. Alors que les formations à l’Institut des beaux-arts de Foumban (IBAF) conduisent à une insertion très élevée dans le secteur privé, jusqu’à 90 % comme dans les arts du spectacle et le cinéma.

Fort taux d’insertion des masters professionnels

A la Faculté de sciences, apprend-on, certains masters professionnels affichent des taux d’insertion de 85 % (géologie appliquée), de 70 % (mines et pétrole), de 50 % pour la formation sur l’urbanisme et l’assainissement urbain et légèrement au-dessus de 50 % pour la formation en nutrition et diététique.

« Notre université dispose également de structures d’incubation d’entrepreneurs et d’entreprises. Celles qui sont les plus en vues sont le Centre d’appui à la technologie, à l’innovation et à l’incubation et la chaire entrepreneuriale Pierre Castel », assure Roger Tsafack Nanfosso.

L’on apprend que depuis la création de la première structure en 2016, près de 25 000 personnes ont été sensibilisées à la création d’entreprise, 2 517 idées de projets ont subi une évaluation et 1728 personnes ont bénéficié d’entretiens et de conseils personnalisés. Concrètement, 410 étudiants et autres jeunes ont reçu une formation, 183 projets ont bénéficié d’un accompagnement rigoureux et 56 entreprises ont été effectivement créées. La chaire Castel achève en ce moment l’incubation de 9 jeunes qui sortiront avec 9 entreprises de plus.

Centres d’incubation d’entrepreneurs et d’entreprises

Quant à l’exigence de la professionnalisation continue des enseignements à l’UDs, elle s’observe à trois niveaux. Il y a d’abord le renforcement de la composante technologique et professionnelle dans les établissements comme la FASA, l’IUT-FV, l’IBAF et la FMSP.

« Les statistiques de notre rapport de performance présenté le 21 juin 2021 indiquent globalement que 7 991 étudiants ont été formés dans ces 4 établissements sur un effectif global de 30 100, soit un pourcentage de 26,54 %. Si on ajoute les instituts privés de l’enseignement supérieur dont ces établissements opérationnalisent la tutelle académique, on aura un total de 12 717 étudiants formés sur un effectif général de 34 826, soit un peu de 36,51 % », se satisfait le recteur. D’autant plus, souligne-t-il, ce résultat se situe largement au-dessus de la valeur-cible de 31 % du ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup).

L’UDs met ensuite l’accent sur la professionnalisation des établissements facultaires classiques où fonctionnent à ce jour une dizaine de formations de licence et master professionnels. D’après le recteur, 1061 étudiants sur les 22 109 des facultés classiques de l’UDs ont eu un diplôme professionnel, soit 4,79 % des effectifs. Cette performance à elle seule est supérieure à la valeur-cible de 3,5 % fixée par le Minesup pour 2020. Le troisième niveau de professionnalisation, c’est l’introduction des cours d’initiation à la création et à la gestion des entreprises dans les parcours typiquement consacrés à la formation généraliste.

Dominique Mbassi

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