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Au Cameroun, près de 3 millions de personnes souffrent actuellement d’insécurité alimentaire (Minader)

Au Cameroun, près de 3 millions de personnes souffrent actuellement d’insécurité alimentaire (Minader)

Paru le mardi, 12 décembre 2023 08:17

Au Cameroun, 2 940 807 personnes, soit 10,6% de la population camerounaise, se trouvent en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle aiguë sur la période octobre-décembre 2023. C’est ce que révèlent les résultats du Cadre harmonisé des zones à risque et d’identification des populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle au Cameroun, dévoilés lundi 11 décembre à Yaoundé par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbairobe, en présence de partenaires au développement. Ces chiffres sont en hausse par rapport à la session dernière (environ 2,4 millions de personnes touchées).

Selon le Minader, cette situation est notamment consécutive à la crise sécuritaire dans les régions anglophones, la flambée des prix des denrées alimentaires et les effets d’entraînement venant des crises exogènes, comme le conflit russo-ukrainien qui pose une menace sérieuse sur la sécurité alimentaire mondiale. La situation, apprend-on, s’est particulièrement dégradée dans 10 départements du pays. Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à une crise socio-politique depuis fin 2016, abritent à elles seules 8 des départements dont les populations font actuellement face à l’insécurité alimentaire au Cameroun.

Gabriel Mbairobe précise toutefois qu’aucun département ou région n’est en situation d’urgence. Le document préconise un train de mesures à prendre par le gouvernement pour protéger les moyens d’existence et réduire les déficits de consommation alimentaire. Dans sa déclaration, le Minader a rappelé que gouvernement met en œuvre une politique d’import-substitution dont les axes majeurs concernent le soutien aux prix des engrais et pesticides pour les petits producteurs qui représentent 80% de la production vivrière, la reconstitution et le renforcement des moyens de production des opérateurs des filières prioritaires (maïs, mil, sorgho, manioc, banane plantain, pomme de terre et maraîchers).

Ainsi, sur les mesures préconisées en vue de promouvoir la sécurité alimentaire, « il s’agira principalement d’apporter les semences améliorées et du petit matériel agricole à ces populations, le renforcement de la conservation de la transformation des produits agricoles pour réduire les pertes post-récoltes. Pour cela, il faudra construire ou acquérir des chambres froides et des petites unités de transformation pour les différents bassins de production », a-t-il dit, dans des propos rapportés par la radio nationale.

P.N.N

Dernière modification le mardi, 12 décembre 2023 10:31

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