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La Conac affirme avoir empêché le détournement de 1652 milliards de FCFA entre 2011 et 2017

La Conac affirme avoir empêché le détournement de 1652 milliards de FCFA entre 2011 et 2017

Paru le lundi, 13 juillet 2020 12:17

La célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption a fourni le prétexte au président de la Commission nationale anti-corruption (Conac), Dieudonné Massi Gams (photo), pour dresser son bilan entre 2011 et 2017.

Face à la presse le 10 juillet 2020, le président de la Conac a affirmé avoir, au cours de cette période, il a empêché le détournement de 1652 milliards de FCFA au profit du Trésor public, soit une moyenne annuelle de 236 milliards. Ce montant trahit l’ampleur de la corruption au Cameroun. Ce véritable cancer social résiste en dépit des actions et des avancées de la lutte contre la corruption.

Pour Dieudonné Massi Gams, « l’année 2020 doit être considérée comme l’une des étapes décisives dans l’histoire de la lutte contre la corruption au Cameroun ». C’est que, le 1er avril, le président de la République, Paul Biya, a signé le décret portant ratification de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption adoptée le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique.

Mais, convient le président de la Conac, une plus grande efficacité de la lutte contre la corruption commande aussi l’existence d’institutions judiciaires fortes. Or, dans une correspondance adressée le 23 novembre 2018 au président de la République, le président de la Conac dénonçait la « corruption rampante des magistrats ». Et recommandait, afin d’y remédier, une « réforme profonde du Conseil supérieur de la magistrature, afin d’alléger et d’accélérer la procédure de sanction des magistrats, dont l’impunité accentue les pratiques décriées ».

Le thème retenu cette année par l’Union africaine pour la Journée africaine de lutte contre la corruption renforce la position de la Conac : « Combattre la corruption grâce à des systèmes judiciaires efficaces et performants ».

Dieudonné Massi Gams se convainc qu’au Cameroun, un texte d’application de l’article 66 de la Constitution sur la déclaration des biens pour tout gestionnaire public sera la cerise sur le gâteau. Surtout si ce texte s’accompagne de l’adoption d’une loi sur la corruption.

Dominique Mbassi

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Dernière modification le lundi, 13 juillet 2020 12:19

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