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Université de Douala : les enseignants veulent voir clair sur leurs droits avant la mise en ligne des cours

Université de Douala : les enseignants veulent voir clair sur leurs droits avant la mise en ligne des cours

Paru le mardi, 14 avril 2020 15:17

Le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo, a demandé aux institutions universitaires du Cameroun de basculer vers le télé-enseignement pour permettre aux étudiants de pouvoir suivre les cours en non-présentiel, après la fermeture des universités décidée par le gouvernement pour endiguer la propagation du coronavirus (Covid-19). Mais pour la coordination du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) de l’université de Douala, « certains préalables » sont toutefois nécessaires avant la mise en ligne des enseignements sur le support numérique E-book mis à leur disposition par l’administration de l’établissement.

« Nous attendons que les conditions dans lesquelles les enseignants doivent mettre leurs cours en ligne soient élucidées, car le contenu du contrat qui lie E-Book ou tout autre partenaire d’un projet similaire est inconnu des enseignants. Nous ignorons notamment les droits qui devront nous être versé en contrepartie de la cession de nos droits matérialisés par les cours, comme cela avait été évoqué l’année académique précédente », écrit Desmonds Eyango Djombi, coordonnateur du Synes à l’université de Douala, dans une correspondance adressée à ses collègues le 9 avril dernier.

« Il est important et nécessaire que nous soyons rassurés du respect par l’administration universitaire de nos droits. (…) Plusieurs enseignants n’ont pas toujours eu leur allocation de recherche comptant pour le quatrième trimestre 2019 (ce qui relève du gouvernement), tandis qu’au plan interne, les chefs d’établissement n’ont pas encore payé la prime interne, ainsi que d’autres droits des enseignants », poursuit-il. Par ailleurs, ajoute Desmonds Eyango Djombi, « l’université n’offre aucune mesure de garantie sur la sécurité du site Internet devant accueillir nos cours et l’usage qui en sera fait ».

Pour toutes ces raisons, le syndicat appelle ses membres à Douala à « surseoir à la remise des supports de cours jusqu’à ce que l’administration de l’université donne satisfaction à [leurs] préalables ». Le Minesup avait recommandé cette alternative pédagogique en ligne pour éviter une « année blanche » pour les étudiants. « Le Cameroun connaît une accélération, un renforcement, une consolidation de l’arrimage au numérique. Cette fois-ci, le défi est titanesque et nous devons le gagner pour l’avenir de nos cadets sociaux qui ne souhaiteraient pas que cette année soit blanche. Nous le relèverons », affirme Jacques Fame Ndongo.

P.N.N

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