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Statut spécial de l’enseignant : comment les syndicats s'organisent pour forcer la main au gouvernement

Statut spécial de l’enseignant : comment les syndicats s'organisent pour forcer la main au gouvernement

Paru le lundi, 15 janvier 2024 16:45

Le 21 décembre dernier à Yaoundé, Syndicat des enseignants du Cameroun pour l'Afrique (SECA), l’Intersyndicale et le mouvement On a trop supporté (OTS) se sont regroupés au sein d’une même organisation baptisée le Collectif des organisations des enseignants du Cameroun (Corec). Objectif : parler d’une même voix pour forcer le gouvernement à appliquer un statut spécial de l’enseignant, comme le fait savoir Samory Touré Tenkeng, un des principaux responsables du Syndicat des enseignants du Cameroun pour l'Afrique (SECA).

Pour tous ces syndicalistes, à l’origine de la grève que des enseignants en colère observent depuis le 4 septembre dernier, le statut spécial est devenu la principale revendication devant le payement de la dette due aux enseignants et de l’uniformisation des actes de carrière. Seul problème, le Seca a constaté que si tous les groupes syndicaux sont d’accord pour revendiquer ce statut spécial, il reste qu’ils ne parlent pas de manière concertée. C’est ce que le Corec qui est censé corriger. Comment ?

Forum national de l’éducation

Les membres de ce collectif s’engagent en fait à aller à la table des négociations avec le gouvernement en s’assurant de proposer aux autorités un projet de statut spécial consensuel. Le président vient d’ailleurs de commander ce dialogue entre les syndicalistes et le gouvernement, dans son adresse à la nation du 31 décembre dernier. A en croire de nombreux syndicalistes, membres du Corec, le premier round de ces négociations sur le statut spécial va être le Forum national de l’éducation (FNE) en préparation. Un évènement que les syndicalistes présentent volontiers comme les états généraux de l’éducation après ceux de 1995.

Le Corec a décidé d’une trêve provisoire dans la grève en cours dans le but de préparer au mieux le FNE. Même si l’enthousiasme n’est pas partagé par tous les syndicalistes. Certains, à l’instar de Samory Touré Tenkeng, rappelle que discuter du statut spécial pendant le FNE c’est enterrer ce projet comme l’ensemble des résolutions des états généraux de 1995, à l’exemple de la suppression du probatoire ou de la gratuite de la scolarisation pour les enfants des enseignants dans les établissements publics.

Michel Ange Nga

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