Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Violences sur les hommes en tenue : le gouvernement partagé entre la répression et la sensibilisation

Violences sur les hommes en tenue : le gouvernement partagé entre la répression et la sensibilisation

Paru le mercredi, 15 septembre 2021 06:27

En principe, l’opération spéciale d’intensification de la sensibilisation sur le respect des emblèmes et symboles de l’Etat annoncée dans un communiqué publié le 10 septembre 2021 par le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique (Minejc), Mounouna Foutsou, se déploie depuis le 13 jusqu’au 21 septembre.

Elle s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale d’éducation civique et d’intégration nationale en cours visant à amener les populations à « développer davantage des comportements républicains face aux institutions, symboles et emblèmes de la République, ainsi que ceux qui les incarnent ou qui sont chargés d’en assurer le respect », précise le Minjec.

Alors que le Minjec prône la sensibilisation, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, se fait l’apôtre de la méthode forte. Le garant des libertés publiques préconise une application rigoureuse de la loi contre ceux qui, ces derniers temps, passent pour des adeptes des « violences parfois physiques contre les agents de police en plein exercice de leurs fonctions à travers le pays ».

Dans une déclaration publiée le 10 septembre, le Minat rappelle à ceux-là que le Code pénal a prévu des peines pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement à vie si les violences ou voies de fait entraînent non intentionnellement la mort. « Si les violences et voies de fait sont commises avec l’intention de donner la mort, le coupable est puni de mort », martèle-t-il.

Peine de mort pour violences sur un agent public

Même si le Minat ne devrait pas limiter son constat aux policiers, mais l’étendre aux militaires et gendarmes tout aussi objet de violences exercées par les civils. Une raison de plus pour que le Minat juge « ces comportements irresponsables et méprisants » lesquels, à son avis, « ont atteint des limites inacceptables et ne peuvent plus être tolérés ». Car, prévient-il, « un citoyen ou un usager, quel que soit son rang social, n’a pas le droit d’exercer des violences contre un agent de police dans l’exercice de ses fonctions ».

Pour Me Calvin Tah, avocat au barreau du Cameroun, « même s’il y a certains agents qui affichent un comportement qui n’honore pas la fonction, cela ne donne pas le droit à quiconque de s’attaquer à un agent de police et autre ».

Ces attitudes, de l’avis du ministre de la Jeunesse et de l’Education civique (Minjec), Mounouna Foutsou, sont « contraires à l’esprit civique, patriotique et du vivre ensemble » et « portent atteinte au respect dû aux hommes et femmes dépositaires de la force publique et à l’image de la nation ».

« En cas de mésentente entre un usager et un fonctionnaire de police, l’usager devrait s’adresser à la hiérarchie pour se plaindre. Et lorsque les récriminations contre un fonctionnaire de police sont avérées, seule la hiérarchie est habilitée à prendre des sanctions contre l’agent incriminé selon le statut du corps et les textes en vigueur », fait observer Paul Atanga Nji.

D.M.

Dernière modification le mercredi, 15 septembre 2021 06:37

● E-Arnaques


● Fact Cheking




A la rencontre de Jean David Nkot, artiste plasticien (part 1)

 

Soumettez nous une rumeur à vérifier par nos équipes de journalistes

Please publish modules in offcanvas position.