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Montée de l’insécurité à Bamenda, les conducteurs de motos-taxis aux bancs des accusés

Montée de l’insécurité à Bamenda, les conducteurs de motos-taxis aux bancs des accusés

Paru le lundi, 16 mars 2020 16:16

Les conducteurs de motos-taxis en activité dans la ville de Bamenda, capitale de la région anglophone du Nord-Ouest, seront soumis à contrôle « rigoureux ». L’instruction a été donnée le 13 mars dernier aux autorités administratives de cette région par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji (photo), au cours de la réunion de sécurité tenue à Bamenda.

« Il a été constaté que la plupart des atrocités commises au Nord-Ouest et même ailleurs sont le fait de la complicité des conducteurs de motos-taxis », a déclaré le Minat. Désormais, chaque conducteur de moto-taxi devra être identifié à travers une carte nationale d’identité (CNI).

« Ces conducteurs d’engins à deux roues ont jusqu’au 17 mars pour se conformer aux nouvelles dispositions. Aussi, la moto doit avoir toutes les pièces exigées », soutient le préfet de la Mezam, Simon Émile Mooh. Du fait du climat d’insécurité imposé par les combattants sécessionnistes, la moto constitue le principal moyen de déplacement dans la ville de Bamenda et ses environnants.

Les élections législatives partielles annoncées la semaine prochaine étaient également au menu des sujets abordés par le Minat à Bamenda. Le patron de la préfectorale a réaffirmé le renforcement du dispositif sécuritaire dans la région du Nord-Ouest.

 « Avec l’élection partielle qui arrive le 22 mars prochain, le dispositif de sécurité sera renforcé, afin que l’élection se déroule dans de bonnes conditions. Elecam va bénéficier de l’encadrement des forces de sécurité et de défense, ainsi que celle des autorités administratives », a informé Paul Atanga Nji.

Depuis quelques semaines la région du Nord-Ouest traverse une escalade de violence, œuvre des bandes armées d’inspiration séparatiste. Ces groupes armés attaquent également des localités des régions voisines comme Galim (région de l’ouest) où les services de sécurité (police et gendarmerie) ont fait l’objet d’une attaque armée « meurtrière » le 7 mars dernier. Les assaillants arrivés à bords de motos ont occasionné la mort de deux militaires, deux policiers et quatre personnes civiles.

BE

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