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La situation de l’enfant camerounais inquiète la Commission des droits de l’homme

La situation de l’enfant camerounais inquiète la Commission des droits de l’homme

Paru le mercredi, 16 juin 2021 15:11

Dans une déclaration publiée à l’occasion de la célébration de la Journée de l’enfant africain, célébrée ce 16 juin 2021 sur le thème : « 30 ans après l’adoption de la Charte, accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants », la Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC) fait remarquer que la situation de l’enfant camerounais est alarmante.

Cette situation, note la CDHC, résulte de violations graves flagrantes et répétées de plusieurs de ses droits. Il s’agit par exemple de la recrudescence des enlèvements et du trafic d’enfants au Cameroun, en particulier dans les zones en conflit, en l’occurrence les régions de l’Extrême-Nord où sévit la secte terroriste Boko Haram, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie à une crise sociopolitique.

La déclaration pointe aussi le taux de mortalité infantile des enfants de moins de 5 ans toujours en hausse avec 74,8 décès pour 1000 naissantes vivantes, l’enrôlement d’enfants soldats par la secte terroriste Boko Haram, la hausse du travail des enfants (activités économiques et travaux ménagers) qui concerne 39% des enfants âgés de 5 à 17 ans, etc.

Le président de la CDHC, James Mouangue Kobila, salue néanmoins les efforts du gouvernement en matière de promotion et de protection des droits de l’enfant. Il met à son actif la lutte contre le trafic d’enfants et l’abus des mineurs par des prédateurs adultes ou la mise en place du Comité national de lutte contre le travail des enfants.

Mais la CDHC estime que 30 ans après l’adoption de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, beaucoup restent à faire pour la réalisation des droits à l’éducation, à la santé et au développement des enfants au Cameroun. Aussi invite-t-elle l’État à appliquer tous les textes nationaux de promotion et de protection des droits de l’enfant.

La CDHC recommande aussi une répression sévère de l’exploitation économique des enfants, de la mendicité forcée et de l’abus d’enfants par des prédateurs adultes, une augmentation du pourcentage du budget alloué aux programmes de protection sociale qui ne représente actuellement que 2,3% du PIB ou la mise en place d’un guichet unique pour la prise en charge des enfants victimes des atteintes ou des violations des droits humains.

D.M.

Dernière modification le mercredi, 16 juin 2021 15:13

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