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Annulée en 2019, la campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus annoncée pour le 23 septembre 2020

Annulée en 2019, la campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus annoncée pour le 23 septembre 2020

Paru le jeudi, 16 juillet 2020 10:47

Une campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus est prévue du 23 au 27 septembre prochain dans tout le pays. La population ciblée par cette vaccination est constituée de jeunes filles âgées de 9 à 13 ans, considérées comme n’ayant pas encore été exposées, à travers les activités sexuelles, aux risques de contamination par le virus du papillome humain (HPV, sigle en anglais), responsable de la plupart des cancers du col de l’utérus.  

Au Cameroun, le cancer du col de l’utérus est le deuxième cancer féminin le plus fréquent et représente 14,9% des cas de cancers qui surviennent dans le pays, selon les dernières données mondiales sur la maladie (Globocan 2018). Il existe deux moyens efficaces pour le prévenir : le dépistage précoce (frottis) et la vaccination contre le HPV pour la prévention primaire avant le premier rapport sexuel.

« Quand on vaccine la jeune fille qui ne connaît pas encore l’homme, le vaccin va produire dans son corps des anticorps qui sont comme des gendarmes pour l’organisme. Pour ce qui est de ce vaccin, il faut qu’il soit présent dans le corps avant l’arrivée du virus. Ainsi, lorsque la personne va commencer son activité sexuelle, le virus n’aura plus accès à son corps parce qu’il sera détruit immédiatement au premier contact et c’est ainsi que la fille est protégée du cancer du col de l’utérus », déclarait, dans une interview, Dr François Dadao, gynécologue.

Effets secondaires

Le Gardasil est actuellement le seul vaccin commercialisé dans le pays pour lutter contre le cancer du col de l’utérus. Il protège plus particulièrement contre quatre types de papillomavirus (6, 11, 16 et 18), responsables de ces maladies. Il faut trois doses, prises dans des intervalles de deux et six mois, pour une immunisation totale. Dans l’opinion cependant, certains sont réfractaires à l’immunisation des petites filles. En cause, une polémique sur la « dangerosité » de ce vaccin.

Mais les spécialistes rassurent quant à son efficacité, expliquant que des effets secondaires peuvent survenir par la suite, mais qu’ils sont pour la plupart légers et passagers. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux pays d’inclure la vaccination systématique contre le papillomavirus dans les programmes nationaux de vaccination. Ce, en vue de renforcer les activités de prévention du cancer du col de l’utérus. En 2010, un projet pilote a permis de vacciner plus de 10 000 filles de 9 à 13 ans à Bamenda, la capitale régionale du Nord-Ouest.

Une phase de démonstration de la vaccination contre le HPV en 2014 a été effectuée sur plus de 22 000 jeunes filles dans les districts de santé d’Edéa (Littoral) et de Foumban (Ouest). Les autorités sanitaires assurent que les surveillances des complications pots-immunisation n’ont révélé aucun problème « sérieux » chez les sujets vaccinés. Une campagne de vaccination du genre, programmée du 27 novembre au 1er décembre 2019, avait été annulée. Les autorités n’ont pas officiellement communiqué sur les raisons de cette annulation.

P.N.N

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Dernière modification le jeudi, 16 juillet 2020 12:47

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