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L’homme d’affaires indien Avinash Hingorani traîne le DP du journal EcoMatin en justice pour diffamation

L’homme d’affaires indien Avinash Hingorani traîne le DP du journal EcoMatin en justice pour diffamation

Paru le mardi, 17 août 2021 18:02

Le directeur de publication (DP) du journal EcoMatin, Émile Fidieck (photo), était, ce 17 aout 2021, devant la barre du Tribunal de première instance de Yaoundé. Il répond des accusations de « diffamation » portées contre lui par Avinash Hingorani Omprakash, homme d’affaires indien établi à Mumbai et propriétaire au Cameroun d’une chaîne de création des vêtements de luxe Sammy création et de l’agence de voyages Rêves voyages.

Le procès a été renvoyé au 17 septembre, les avocats du DP EcoMatin ayant contesté la demande de « flagrant délit » accolée à la plainte pour diffamation. Ils ont également demandé à prendre connaissance du dossier. L’homme d’affaires et ses avocats n’étaient pas présents à la barre ce jour. C’est donc du courrier adressé par Émile Fidieck au président du Réseau des patrons de presse du Cameroun qu’on apprend que c’est la gestion du personnel dans les entreprises Avinash Hingorani Omprakash qui amènent les deux parties devant le tribunal. 

En effet, d’après les faits rapportés par le DP EcoMatin, l’homme d’affaires indien l’a trainé devant le Conseil national de la communication et devant la justice après un article de presse, paru le 7 juillet dernier, sur le climat social au sein de ses entreprises camerounaises. Dans cet article, s’appuyant notamment sur des plaintes de certains employés adressées au Haut-commissariat d’Inde au Cameroun, le journal accuse Avinash Hingorani Omprakash d'être « à la tête d’un vaste réseau mêlant exploitation abusive de ses employés (indiens), actes de tortures psychologiques et physique, ainsi que des manœuvres d’intimidation ». 

Des accusations que conteste l’homme d’affaires qui a porté plainte contre le directeur de publication du journal. Après un passage au Secrétariat d’État à la défense (Sed), le 11 août dernier, Émile Fidieck est déféré au parquet le lendemain. Il est autorisé à comparaitre libre après le payement d’une caution de 500 000 FCFA.

Ludovic Amara  

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