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A Douala, quatre personnes arrêtées pour avoir volé un chimpanzé dans un sanctuaire de primates

A Douala, quatre personnes arrêtées pour avoir volé un chimpanzé dans un sanctuaire de primates

Paru le lundi, 18 octobre 2021 11:35

Quatre personnes ont été arrêtés fin septembre à Douala pour avoir volé et tenté de vendre un chimpanzé enlevé dans un sanctuaire de primates. Selon nos sources, deux d’entre eux ont été appréhendés en flagrant délit avec l’animal dans un entrepôt non loin d’un magasin chinois de vente de carreaux au quartier Nkoulouloun. Les deux autres ont été interpellés quelques jours plus tard dans ce magasin, lors d’une opération conjointe menée par la Délégation régionale des Forêts et de la Faune du Littoral et la police.

Cette opération a bénéficié de l’assistance technique de The Last Great Ape Organisation (LAGA), un organisme d’appui à l’application de la loi faunique. « Des informations sur la disparition d’un bébé chimpanzé dans un sanctuaire à primates ont abouti à des investigations pour déterminer où se trouvait l’animal. Cela a conduit à la découverte d’un bébé chimpanzé dans ce magasin de Nkoulouloun », indique Laga. Le propriétaire dudit magasin figure parmi les personnes interpellées. Il est soupçonné d’être le « cerveau » de ce trafic.

« L’animal avait des blessures sur tout son corps et semblait sous-alimenté. Les enquêtes ont montré également que le chimpanzé était maltraité et recevait des coups de pied des gens qui étaient censés prendre soin de lui », selon la même source. Le chimpanzé, l’un des plus proches parents de l’Homme (98% de ses gènes sont identiques aux nôtres), est une espèce protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction (Cites) dont le Cameroun est signataire.

Malgré la protection dont ils bénéficient, les chimpanzés sont victimes du braconnage pour leur viande et du trafic. Au Cameroun, la loi faunique de 1994 dispose que toute personne trouvée en possession d’une espèce protégée est considérée comme ayant capturé l’animal et est passible d’une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu’à 3 ans et/ou d’une amende pouvant atteindre 10 millions de FCFA.

P.N.N

Dernière modification le lundi, 18 octobre 2021 11:38

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