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Ngaoundéré : nouvelle saisie de médicaments frauduleux d’une valeur de 25 millions FCFA

Ngaoundéré : nouvelle saisie de médicaments frauduleux d’une valeur de 25 millions FCFA

Paru le jeudi, 18 novembre 2021 10:20

Nouvelle saisie de médicaments frauduleux au Cameroun. Mercredi, la radio publique a annoncé la saisie de «1,5 tonne de médicaments frelatés et prohibés» d’une valeur de plus de 25 millions de FCFA par la douane dans le marché noir à Ngaoundéré, capitale régionale de l’Adamaoua. Parmi les médicaments saisis figurent notamment des produits injectables et des sirops pour nourrissons, apprend-on. « Ce sont des médicaments frelatés pour la majorité et des médicaments qui n’ont même pas d’autorisation de mise sur le marché au Cameroun. Ce sont des produits très dangereux », a déclaré à la CRTV Abba Daouda, membre de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun (ONPC). Les autorités locales assurent que ces médicaments seront détruits et incinérés pour éviter qu'ils ne se retrouvent sur le marché.

Ces dernières années, l’administration douanière a multiplié les saisies de médicaments frauduleux à travers le pays. Un business très fructueux qui laisse des morts derrière lui. En septembre dernier, 1 156 cartons de médicaments périmés renfermant 320 292 comprimés importés sans déclaration ni autorisation du ministère de la Santé publique (Minsanté) ont été saisis par le bureau principal des douanes hors classe de Douala port V.

En avril 2020, 210 cartons de comprimés de chloroquine falsifiée (qui fait partie du protocole de soins utilisé dans le traitement des patients atteints de Covid-19) avaient été saisis par la Douane à Ngaoundéré. Des médicaments qui alimentent les circuits parallèles de vente et sont une atteinte à la santé publique.

«De plus en plus de problèmes rénaux, hépatiques, cardiaques sont dus à des médicaments frelatés, contrefaits, de mauvaise qualité, sans principe actif que nous consommons au quotidien», affirme Abba Daouda. Selon l’ONPC, les médicaments vendus dans la rue sont constitués de produits contrefaits, de faux médicaments et de médicaments de bonne origine mais sortis du circuit normal de distribution. Ce circuit illicite représente un peu plus de 25 % du marché du médicament national, alors que 40 % des médicaments de la rue proviennent de la contrebande. Alors que les autorités peinent à juguler le phénomène, l’Ordre des pharmaciens appelle l’Etat à prendre des mesures drastiques pour mettre un terme à la vente illicite des médicaments au Cameroun.

P.N.N

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