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Grève générale annoncée dans les universités d’Etat dès le 25 janvier

Grève générale annoncée dans les universités d’Etat dès le 25 janvier

Paru le mardi, 19 janvier 2021 11:54

Faute pour le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo (photo), de satisfaire leurs revendications dans les tout prochains jours, le Bureau exécutif national du Syndicat des enseignants du supérieur (BEN-Synes) « invite les enseignants de toutes les universités d’Etat à procéder à une cessation d’activités d’enseignement du lundi 25 janvier au samedi 30 janvier 2021 ». Et il prévient qu’il ne s’agit que de la première phase constituant une grève d’avertissement.

Cette résolution a été prise au cours d’une session ordinaire du BEN-Synes tenue le 15 janvier, qui a fait le constat que le Minesup n’applique pas à la lettre les textes régissant la gestion du Fonds spécial d’appui à la modernisation de la recherche universitaire créé par le président de la République en 2009.

En plus des dysfonctionnements du Fonds, le secrétaire général du BEN-Synes, Blaise E. Mtopi Fotso, déplore « la dégradation générale des conditions de travail sur les campus des huit universités d’Etat ».

Un tableau assombri d’après Jean-Paul Mbia, chef de la cellule de communication du Minesup, qui assène : « Nul n’ignore l’épaisseur du travail abattu par le chef de département de l’Enseignement supérieur pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants-chercheurs ».

Pour autant, cet argument ne suffit pas à contenir la colère qui monte au sein du BEN-Synes. Celui-ci dénonce en outre le non-paiement de certaines prestations dues aux enseignants, à l’instar des frais générés par les heures de cours supplémentaires, l’encadrement des thèses ou l’intervention dans les jurys de soutenance.

Désinvolture des enseignants

Un engagement que de nombreux étudiants disent pourtant ne pas toujours percevoir. « Beaucoup d’enseignants ne respectent pas leurs quotas horaires ou brillent par leur absence aux cours, se contentant de vendre des polycopiés aux étudiants », se lamente un étudiant de l’Université de Yaoundé II-Soa.

Un autre, inscrit en master 2 à l’Université de Yaoundé I, fulmine : « S’il y a des enseignants qui encadrent bien leurs étudiants inscrits en thèse, ils sont aussi nombreux qui les rencontrent une ou deux fois et les laissent ensuite se débrouiller presque seuls ».

Des griefs que minimise le BEN-Synes, qui dit avoir épuisé toutes les voies de dialogue pour obtenir le paiement de ces frais et de la 4è tranche de la prime spéciale de la modernisation de la recherche universitaire. Un assistant perçoit trimestriellement 385 000 FCFA, un chargé de cours 680 000 FCFA, un maître de conférences un peu plus de 860 000 FCFA et un professeur 1 000 000 FCFA, au titre de la prime à la recherche.

Paiement à date

« L’allocation à la modernisation de la recherche scientifique est un acte souverain, voire souverainiste, du président de la République. Cette décision régalienne dure depuis huit ans et les fonds ont toujours été virés à date à tous les 6200 enseignants-chercheurs que comptent les huit universités d’Etat » oppose Jean-Paul Mbia.

Ce dernier rappelle que « les fonds sont domiciliés au ministère des Finances. Dans la procédure de paiement, les universités publiques envoient les listes des enseignants qui sont acheminés par le Minesup au ministère des Finances pour paiement ».

Mais il se trouve que, poursuit-il, « ce département ministériel de souveraineté fait face à des contraintes budgétaires, et donc à des arbitrages substantiels en ce début d’année 2021 ». Ce qui explique d’ailleurs le déblocage, début 2020, de la somme de plus de 3 milliards FCFA pour le compte du 4è trimestre 2019.

Tout en assimilant le mot d’ordre du BEN-Synes à « un acte antipatriotique et antirépublicain », Jean-Paul Mbia assure que tout est mis en œuvre pour un paiement de l’allocation de la recherche dans de brefs délais. Et que les autres frais seront payés conformément aux usages en la matière.

Restera alors à désamorcer une autre grève, annoncée pour le 2 février par les personnels d’appui des universités d’Etat, qui revendiquent le paiement des gratifications et autres primes pour travaux spéciaux. Les états, présentés aux différents conseils d’administration des universités, n’ont pu être validés. Et pour cause, explique un responsable de la communication d’une université, le Minesup exige que les taux soient harmonisés dans les huit universités d’Etat.

Dominique Mbassi

Dernière modification le mardi, 19 janvier 2021 11:56

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