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Le président de la Commission des droits de l’Homme, Chemuta Divine Banda, emporté par la Covid-19

Le président de la Commission des droits de l’Homme, Chemuta Divine Banda, emporté par la Covid-19

Paru le mardi, 19 mai 2020 08:12

Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL), Chemuta Divine Banda, est décédé ce lundi 18 mai 2020 du coronavirus (Covid-19) à l’âge de 74 ans, a annoncé la CRTV dans son journal télévisé de 20h30 du jour.

Chemuta Divine Banda avait été nommé en 2003 à la tête de la CNDHL, structure dont les missions sont, entre autres, de procéder à toutes les enquêtes et investigations nécessaires sur les violations des droits de l’Homme et des libertés, de réaliser des études, d’assurer l’éducation aux droits de l’Homme et de coordonner l’action des ONG dans ce secteur.

« Très attristé par la nouvelle du décès du Dr Chemuta Divine Banda, président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés. J’ai connu ce diplomate chevronné depuis plusieurs années, avant sa nomination à la CNDHL. Il a toujours dit la vérité au pouvoir. Je suis sûr que le rapport complet de Ngarbuh porte l’empreinte de son objectivité. Ses rapports donnaient de l’espoir à beaucoup de Camerounais et de l’insomnie à quelques-uns », a réagi sur son compte Twitter Akere Muna, ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2018.

Le président de la CNDHL était en effet l’un des membres de la Commission d’enquête mixte prescrite par le chef de l’État sur les événements tragiques de Ngarbuh. Le rapport de cette enquête, dévoilé via un communiqué publié par le secrétaire général de la présidence de la République (SGPR) le 21 avril dernier, a pointé la responsabilité de l’armée dans la mort d’une dizaine de civils dans cette localité du Nord-Ouest.

Chemuta Divine Banda avait notamment réclamé que « les résultats des investigations menées soient rendus publics et que les suspects des violations avérées des droits de l’Homme soient traduits devant les juridictions compétentes ».

En désaccord avec Yaoundé sur la gestion de la crise anglophone, il avait adressé une lettre ouverte le 22 mars dernier au président de la République dans laquelle il indiquait que « seul un cessez-le-feu » peut mettre un terme au conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Tout comme il avait aussi appelé à la libération des personnes incarcérées dans le cadre de cette crise.

Le président de la CNDHL avait par ailleurs plaidé pour la libération de prisonniers, notamment ceux en attente de jugement afin de limiter la propagation du coronavirus.

P.N.N

Dernière modification le mardi, 19 mai 2020 08:23

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