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Affaire Equinoxe TV : l’auteure des faux témoignages présumés est libre

Affaire Equinoxe TV : l’auteure des faux témoignages présumés est libre

Paru le jeudi, 19 novembre 2020 11:53

Accusée d’avoir tenu des déclarations mensongères sur le plateau d’Equinoxe TV, Victoire Stéphanie Djomo a recouvré la liberté.

Selon une note d’information publiée par l’ONG Mandela Center International (MCI), elle a regagné sa famille dans la soirée du mercredi 18 novembre 2020, après 10 jours de détention.

Interpellée le 8 novembre, cinq jours après son passage controversé à la chaine de télévision Equinoxe, Stéphanie Djomo été inculpée par le Tribunal militaire de Douala pour « propagation de fausses nouvelles et défaut de CNI », puis placée sous mandat de dépôt le 11 novembre 2020 à prison centrale de New-Bell à Douala (Littoral).

Sa relaxe est intervenue à la suite d’une convocation au Cabinet du juge d’instruction. C’était pour une « audition au fond dans le cadre de cette procédure judiciaire pénale ouverte contre elle au tribunal militaire de Douala », explique le secrétaire exécutif de MCI, Jean Claude Fogno.

Lors de l’émission « Parole de femmes », diffusée le 3 novembre dernier sous le thème « Kumba, 8 jours après : quel souvenir ? », Equinoxe TV a donné la parole à trois femmes dont Victoire Stéphanie Djomo, mère de sept enfants. Cette dernière a déclaré à visage découvert avoir perdu ses « jumelles » en « brousse » alors qu’elle fuyait les combats à Kumba.

Dans une mise en demeure adressée au responsable d’Equinoxe TV le 12 novembre dernier, le ministère de la Communication a qualifié cette sortie de « faux témoignages ».

Pour René Emmanuel Sadi, la « concitoyenne » présentée comme une victime de la crise anglophone qui sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest n’en est pas une. Pour lui, cette « mise en scène ubuesque » a été « volontairement orchestrée par la chaine de télévision Equinoxe ».

D’autant plus que, l’audition de Victoire Stéphanie Djomo et l’enquête menée par la gendarmerie ont permis d’établir, « sans équivoque », que l’émission controversée participe « purement et simplement d’une manœuvre d’instrumentalisation de l’opinion nationale et internationale ».

B.E

Dernière modification le jeudi, 19 novembre 2020 11:57

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