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Santé : plus de 80 000 nouveau-nés privés de vaccination au Cameroun

Santé : plus de 80 000 nouveau-nés privés de vaccination au Cameroun

Paru le jeudi, 20 août 2020 05:41

Entre mars et juin 2020, environ 80 616 nourrissons n’ont pas reçu leur dose de Pentavalent au Cameroun. Il s’agit d’un « vaccin de référence » qui protège les nouveau-nés contre cinq pathologies, dont la coqueluche, le tétanos, la diphtérie et l’hépatite virale de type B. Pour les six premiers mois de l’année 2020, ce chiffre atteint 109 155 bébés non immunisés. Ces statistiques, communiquées par le Programme élargi de vaccination (PEV), une structure placée sous la tutelle du ministère de la Santé publique (Minsanté), ne concernent que les enfants âgés de trois mois et demi.

Selon le PEV, cette situation est due à la pandémie du coronavirus qui sévit au Cameroun depuis le 6 mars dernier et qui a imposé la restriction des déplacements, y compris ceux des agents vaccinateurs. À cette raison s’ajoute la désertion des hôpitaux par bon nombre de parents qui se rendent de moins en moins dans les services de vaccination, par peur de contamination au coronavirus.

Cette baisse du nombre d’enfants vaccinés observée dans les dix régions du pays pourrait être dommageable pour le système sanitaire camerounais. « Tout enfant ou femme non vaccinés contre les maladies cibles du PEV est exposé à ces maladies et peut même en mourir en cas d’attaque avant l’âge d’un an. Tout enfant non vacciné contre la polio par exemple peut devenir infirme toute sa vie et ainsi devenir une charge pour sa famille et la communauté ; de même, tout enfant non vacciné est exposé et expose aussi les autres enfants, en cas de contamination. Toute femme enceinte non vaccinée est exposée, ainsi que son futur bébé », prévient-on au PEV.

De l’avis des responsables de cette structure publique en charge de la distribution des vaccins, le Cameroun peut encore rectifier le tir. « En pareille circonstance, nous travaillons avec les acteurs communautaires qui vont rechercher ces enfants que nous appelons perdus de vue, puis les orienter vers les services de vaccination pour qu’ils rattrapent leur dose manquante. Chaque enfant qui reçoit une dose de vaccin antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux (DTC3) coûte un peu plus de 50 000 FCFA à l’État », confie une source au PEV.

BE

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