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Le Bunec en campagne à l’Est qui compte 150 000 jeunes scolaires sans acte de naissance

Le Bunec en campagne à l’Est qui compte 150 000 jeunes scolaires sans acte de naissance

Paru le mardi, 20 octobre 2020 11:39

Le Bureau national de l’état civil (Bunec) a organisé un atelier d’échanges avec différents acteurs dans les villes de Bertoua et de Batouri, dans la région de l’Est, le 15 octobre 2020, en vue d’une redynamisation du système d’état civil.

« Nous travaillons pour une meilleure accessibilité des services d’état civil, notamment des actes de naissance au profit des populations défavorisées et des couches vulnérables lorsque les délais prescrits par la loi sont dépassés », indique Clémentine Sakeng, responsable du Conseil norvégien des réfugiés. Elle précise : « Nous accompagnons à cet effet nos cibles dans ce processus en payant intégralement les frais dédiés jusqu’à la délivrance des actes de naissance ».

Pour sa part, le directeur général du Bunec, Alexandre Marie Yomo (photo), adosse son action sur l’incitation des exécutifs communaux à « prendre en compte dans leurs budgets la rémunération mensuelle des secrétaires d’État civil, la lutte contre les pratiques frauduleuses liées aux frais de jugement supplétif, à susciter les modifications de la loi en vue d’instaurer la gratuité ou la baisse des frais liés au jugement supplétif ».

C’est que, révèle Alexandre Marie Yomo, en 2019 le Bunec a recensé dans la seule région de l’Est près de 150 000 enfants scolarisés sans cette pièce indispensable pour l’administration de la preuve de leur existence légale ou d’appartenance au Cameroun.

À cause des pratiques culturelles néfastes, le manque de personnel qualifié, le manque d’édifice pouvant accueillir des centres secondaires d’état civil ou la démotivation des personnels engagés dans le processus d’établissement des actes d’état civil, l’Est fait aujourd’hui partie des régions abritant le plus de jeunes en âge scolaire dépourvus d’actes de naissance.

Une situation que le Bunec s’emploie à inverser avec l’appui de ses partenaires. « Depuis le démarrage de nos activités relatives à la facilitation de l’accès au service d’état civil, précisément des actes de naissance, nous avoisinons une moyenne de 10 000 actes de naissance délivrés aux enfants en âge scolaire et aux adultes », se félicite Didier Ngola Mbelle, promoteur de la fondation Ngola.

Dominique Mbassi

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