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Le Cameroun s’acquitte d’une partie de la dette due à ses étudiants boursiers en Algérie

Le Cameroun s’acquitte d’une partie de la dette due à ses étudiants boursiers en Algérie

Paru le mercredi, 21 avril 2021 07:21

La semaine dernière, le gouvernement s’est acquitté de 16 mois d’arrières de bourse à la promotion 2017, 20 mois à la promotion 2018 et 7 mois à la promotion 2019 des étudiants camerounais boursiers qui poursuivent leurs études en Algérie. Cet apurement concerne une partie des nombreux mois d’impayés représentant le « complément de bourse » que doit régler la partie camerounaise, soit 50 000 FCFA par mois et par étudiant. Il reste à payer 4 mois à la promotion 2017, 10 mois à la promotion 2018 et 11 mois pour la promotion 2019.

Ce paiement intervient après plusieurs démarches de ces boursiers auprès de l’ambassade du Cameroun en Algérie et du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop). De guerre lasse, ces étudiants ont manifesté le 11 avril dernier devant l’ambassade. « Depuis 2017, nous ne percevons aucune bourse en Algérie. Qu’est-ce qu’on mange ? Comment on vit ? », s’indignaient certains au cours de ce mouvement d’humeur. Après quoi le gouvernement a procédé à ces paiements partiels.

Le Minefop s’est « acquitté depuis juin dernier de ses engagements » à savoir, « ordonner les dépenses liées à la prise en charge des boursiers comme convenu », indique un haut responsable du Minefop. Il ajoute également que ce n’est pas le Minefop qui paie les bourses. Une façon de renvoyer la balle au ministère des Finances, qui tient les cordons de la bourse de l’État.

Les étudiants camerounais boursiers en Algérie poursuivent des études dans des domaines aussi variés que l’électronique industrielle, la maintenance des systèmes informatiques, le contrôle de la qualité dans les industries agroalimentaires, le traitement des eaux, etc. Ceci en vertu des accords de coopération bilatérale entre le Cameroun et l’Algérie, qui paie une partie desdites bourses.

Ludovic Amara

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