Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Crise anglophone : les milices séparatistes plus actives dans les départements du Lebialem, du Bui et de la Momo

Crise anglophone : les milices séparatistes plus actives dans les départements du Lebialem, du Bui et de la Momo

Paru le vendredi, 21 mai 2021 18:14

Lors de son passage au Groupement inter patronal du Cameroun (GICAM), le Premier ministre Dion Ngute a fait le point sur la situation sécuritaire dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. A ce sujet, le chef du gouvernement a indiqué que les zones enclavées restent les plus vulnérables aux activités des sécessionnistes ambazoniens.

« Aujourd’hui l’insécurité se trouve surtout dans les zones complètement enclavées. Le Lebialem est un exemple. Au Sud-ouest ce n’est que le Lebialem où il y a encore des résistances et c’est parce qu’effectivement le Lebialem est le département le plus enclavé… C’est la même chose au Nord-ouest où il y a quelques zones assez difficiles telles le Bui et la Momo ».

En dehors de ces zones, les autres départements dans ses deux régions sont relativement calmes. Un climat de sécurité qui a favorisé la reprise des activités socio-économiques. L’un des faits marquants de cette reprise est également la désolidarisation des populations envers le mouvement.

« Plus de 90% de la population sont désormais résolus à tourner le dos aux sécessionnistes. Nous avons très peu de jeunes qui vont les rejoindre, mais par contre  beaucoup de jeunes veulent quitter», a indiqué le Premier ministre qui au passage a tenu à féliciter la coopération qui existe désormais entre les forces de sécurité et les populations.

Notons que depuis deux ans déjà, le nombre d’attentats orchestrés par les sécessionnistes est en nette régression. Même s’il faut encore déplorer quelques incidents dont l’un des plus récents est le kidnapping de 4 élèves à Kumba. 

Le 18 mai à Douala, le Premier ministre a sollicité la contribution des patrons au Plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD-NO/SO). Ce à quoi le Gicam a répondu favorablement, sous certaines conditions cependant. Célestin Tawamba, le patron du Gicam, a notamment insisté sur la transparence dans la gestion d’une aide qui viendrait des chefs d’entreprises.

Vanessa Ngono Atangana

Lire aussi :

Crise anglophone : malgré l’accalmie, le Bui préoccupe toujours l’armée

Crise anglophone : le patronat pose les conditions de son adhésion au Plan présidentiel de reconstruction

● E-Arnaques


● Fact Cheking




 

Soumettez nous une rumeur à vérifier par nos équipes de journalistes