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Affaire Martinez Zogo : des diplomates étrangers saluent les efforts du gouvernement pour la manifestation de la vérité

Affaire Martinez Zogo : des diplomates étrangers saluent les efforts du gouvernement pour la manifestation de la vérité

Paru le lundi, 22 janvier 2024 17:24

Un an après la découverte du corps sans vie de l’animateur radio Martinez Zogo, le Réseau diplomatique de la coalition pour la liberté de la presse (Mfcdm) publie un communiqué pour demander que les auteurs de ce « crime odieux » soient traduits en justice. Dans ce même communiqué, le MFCDM, qui est un partenariat d’une quarantaine de pays dont le travail est de demander des comptes à ceux qui s’en prennent aux journalistes, est convaincu que les autorités de Yaoundé se sont d’ores et déjà engagées pour la manifestation de la vérité dans cette affaire. « Nous, membres et partenaires de la Coalition pour la liberté de la presse, reconnaissons les efforts du gouvernement camerounais à mener une enquête pour en éclaircir les circonstances », comme on peut lire dans le communiqué.

Contrairement au MFCDM, une bonne partie de l’opinion nationale croit de moins en moins que le gouvernement fait tout pour la manifestation de la vérité dans cette affaire. Pour cause, l’instruction, au tribunal militaire de Yaoundé, piétine depuis plusieurs mois. Les syndicats de journalistes voient, eux aussi, d’un mauvais œil cette instruction qui tarde à prendre fin. La semaine dernière, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC), l’un des plus représentatifs, demande à ses membres de maintenir la pression sur les autorités camerounaises pour que toute la lumière soit faite.

Complicité de torture

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) va plus loin encore. Dans le rapport sur la liberté de la presse paru au début de ce mois, RSF relaie des craintes de plusieurs sources proches de ce dossier, qui dénoncent sous cape des manipulations dans l’instruction. Les avocats des ayants droit de Martinez Zogo soupçonnent aussi des manipulations qui ont abouti à une nouvelle qualification des faits contre les premiers suspects.

En effet l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga, l’ancien patron du contre-espionnage Léopold Maxime Eko Eko et un de ses proches collaborateurs, le lieutenant-colonel Justin Danwe, identifié comme le chef du commando qui a enlevé Martinez Zogo sont poursuivis pour « complicité de torture ».

Ils attendent la fin de l’instruction menée par le lieutenant-colonel Pierrot Narcisse Nzie, par ailleurs vice-président du tribunal militaire de Yaoundé. Désigné en décembre dernier, il est le troisième juge d’instruction qui va devoir s’occuper de cette affaire. Par ailleurs, Jean-Pierre Ghoumo a été nommé à la tête de la Direction générale des renseignements extérieurs (DGRE) en remplacement de Léopold Maxime Eko Eko.

Michel Ange Nga

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