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Education de base : des directeurs d’écoles publiques suspendus pour corruption

Education de base : des directeurs d’écoles publiques suspendus pour corruption

Paru le vendredi, 22 janvier 2021 13:24

Une décision prise le 19 janvier 2021 par le ministre de l’Education de base (Minedub), Laurent Serge Etoundi Ngoa (photo), suspend de leurs fonctions cinq directeurs d’écoles primaires publiques des régions du Centre et de l’Extrême-Nord pour pratiques de corruption.

La décision ministérielle ne précise pas la nature des pratiques ni ne circonscrit la durée de la suspension. Mais elle provoque quelques grincements de dents. « L’acte du ministre est salutaire. Mais le nombre de responsables épinglés ne traduit pas l’ampleur de la corruption qui gangrène le milieu scolaire », réagit un acteur de la société civile.

En effet, dans son rapport 2019 sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun rendu public le 17 décembre 2020, la Commission nationale anticorruption (Conac) recense 4 482 appels reçus de toutes les 10 régions du pays via son numéro vert pour dénoncer les pratiques délictueuses. Dans ce classement, le ministère de l’Education de base et celui des Enseignements secondaires apparaissent en 8è position avec 248 dénonciations.

« Début 2000, le président de la République a décrété la gratuité de l’école primaire publique. Mais depuis belle lurette, force est de constater que celle-ci est un leurre. Entre les frais d’adhésion obligatoires à l’association des parents d’élèves gérés dans la plus grande opacité, les frais de cours de rattrapage, le monnayage des places et autres, le parent paie un prix plutôt fort », s’insurge un parent.

Comme réponse, la Conac a, dans le cadre d’une campagne nationale dénommée « rentrée scolaire 2020-2021 sans corruption », sillonné le Cameroun du 19 au 23 octobre en vue « de sensibiliser les élèves et les enseignants aux valeurs d’intégrité comme gage d’un Cameroun sans corruption ».

Cette campagne intervient après celle plutôt répressive menée lors des recrutements et des inscriptions. « C’est une période propice à la corruption, qui se traduit davantage par le monnayage des places », fait observer un membre d’un syndicat des enseignants.

D.M.

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