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Fecafoot : l’opération de déminage d’Eto'o à l’épreuve de nouveaux procès

Fecafoot : l’opération de déminage d’Eto'o à l’épreuve de nouveaux procès

Paru le mardi, 22 février 2022 12:16

Ferdinand Makota vient de déposer une plainte contre la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) au Tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif statuant en matière correctionnelle. Trois jours avant, c’est le journaliste et patron de presse Guibaï Gatama, membre du Comité exécutif (Comex) de la Fecafoot, qui s’est plaint auprès de la Commission de recours de la fédération. Deux procédures qui n’ont, à première vue, pas grand-chose à voir ensemble. Sauf qu’elles font toutes deux le procès des méthodes managériales de Samuel Eto’o Fils (photo). En plus, elles viennent allonger la liste des procès contre la maison de Tsinga.

Dans sa plainte, Makota dénonce sa suspension de son poste de coordonnateur adjoint des Lions indomptables « sans raison valable ni motif sérieux et surtout en violation flagrante de tous les textes réglementant la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) ». Il accuse Eto’o Fils d’avoir signé sa suspension, le 31 décembre dernier, sans une demande d’explication préalable. On se souvient que tout était parti d’une sextape, devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle on reconnaît bien Ferdinand Makota.  

De l’autre côté, Guibaï Gatama a saisi le président de la Commission des recours de la Fecafoot pour obtenir une annulation de toutes les décisions prises par les membres du Comex, réunis en session ordinaire à Limbe, le 16 février dernier. Le journaliste est convaincu que toutes ces décisions violent les textes en vigueur. La veille, dans une lettre, il invitait déjà le président de la Fecafoot à respecter les statuts.  

Un document du TAS

Ces deux évènements prouvent bien que Samuel Eto’o Fils n’arrive toujours pas à exorciser les vieux démons de la Fecafoot, comme Seidou Mbombo Njoya et Sidiki Tombi à Roko avant lui. Les chroniqueurs sportifs s’amusent souvent à dire que Mbombo Njoya a épuisé son mandat à faire des allers et retours entre Yaoundé et Lausanne en Suisse, où se trouve le siège du Tribunal arbitral du sport (TAS).

L’ancien capitaine des Lions avait pourtant promis de sortir la fédération de cet engrenage de procès sans fin. Il affichait pendant sa campagne sa volonté de réconcilier tous les acteurs du football camerounais et de ramener la sérénité dans la maison.

Pour y parvenir, il était en premier question d’éviter de nouveaux procès. Pour cette partie du plan, c’est mal embarqué. Et rien ne laisse penser que la situation ne va pas s’empirer avec d’autres nouvelles affaires en plus de celles de Makota et Gatama. C’est d’ailleurs déjà le cas. Un document du TAS indique que Babaraye Saïdou et tous ceux qui estiment que le corps électoral qui a porté Eto’o Fils à la Fecafoot était illégal viennent de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS). Ce document ne mentionne pas clairement l’objet de la plainte. Mais on se rappelle que les mêmes avaient déjà voulu suspendre le processus électoral qui a conduit à l’élection d’Eto’o le 11 décembre dernier.

Opération de déminage

Si de nouvelles procédures s’entassent, Eto’o maintient son engagement à trouver des ententes négociées pour les anciennes affaires. Il a réitéré cet engagement devant les membres du Comex le 16 février à Limbé. « Je gère le lourd passif des litiges de mes prédécesseurs. Sans avoir la prétention d’imposer mon point de vue, ces litiges sont une épine à extraire au pied du nouvel exécutif, pour lui permettre de poursuivre sereinement sa mandature », avait-il déclaré.  

Ce qui est loin d’être un simple vœu pieux. En deux mois, Samuel Eto’o Fils peut s’enorgueillir d’avoir convaincu Prosper Nkou Mvondo de revoir à la baisse une créance de l’ordre du milliard pour se contenter de la « modique somme forfaitaire de 20 millions, pour l’intérêt du football », comme le fait savoir le patron de la fédération.

Il a obtenu le même arrangement avec Soleil Nyassa, membre du Comex actuel. Il a aussi convaincu Benjamin Didier Banlock, l’actuel secrétaire général, d’abandonner une procédure qu’il avait engagée contre la Fecafoot. Pour Samuel Eto’o Fils, toutes ces victoires sont aussi économiques. Il rappelle que ce genre de procédures ont fait perdre à la fédération près de 900 millions de FCFA à l’époque de son prédécesseur, Seidou Mbombo Njoya.

Par contre, cette opération de déminage n’a pas été un succès sur toute la ligne. Les négociations pour convaincre le général Pierre Semengue de suspendre sa procédure au Tribunal arbitral du sport (TAS) et de prendre la tête d’un comité transitoire chargé d’organiser les championnats Elite One et Elite Two ont échoué. Dans les milieux du football, on annonce d’ores et déjà un contentieux entre la Ligue de football professionnelle du Cameroun (LFPC) et la Fecafoot. Une nouvelle épine dans la chaussure de Samuel Eto’o Fils.

Michel Ange Nga     

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Dernière modification le mardi, 22 février 2022 12:18

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