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Assassinats sommaires : 10 ans de prison pour quatre militaires camerounais, dont un officier

Assassinats sommaires : 10 ans de prison pour quatre militaires camerounais, dont un officier

Paru le mardi, 22 septembre 2020 09:36

Le Tribunal militaire de Yaoundé a rendu son verdict sur l’affaire relative à l’assassinat des femmes et des enfants à l’Extrême-Nord du Cameroun. À l’issue de l’audience d’hier 21 septembre 2020, cinq militaires camerounais ont été condamnés.

Reconnus coupables « d’assassinat et de violation de consignes », le sergent Cyriaque Bityala et les soldats de première classe Jean Baptiste Tchanga Chiengang et Barnabas Donossou Gorvo ont été condamnés chacun à une peine d’emprisonnement ferme de 10 ans.

La justice a également épinglé le capitaine Étienne Fabassou. Cet officier de l’armée camerounaise a écopé une peine privative de liberté de 10 ans pour des faits de « complicité d’assassinat et violation de consignes ».

Le soldat Ghislain Landry Ntientche, auteur de la vidéo de l’exécution sommaire des victimes, a été déclaré non coupable de l’accusation d’assassinat. Il s’en tire néanmoins avec 2 ans d’emprisonnement ferme pour « violation de consignes ».

Me Sylvestre Meng, l’un des avocats de la défense, a d’ores et déjà indiqué sa décision de faire appel de cette sentence.

En juillet 2018, une vidéo montrant des soldats exécutant sommairement deux femmes, les yeux bandés, ainsi qu’une fillette et un bébé que l’une d’elles portait sur le dos, dans l’Extrême-Nord du Cameroun où l’armée combat des groupes djihadistes, avait été diffusée sur les réseaux sociaux.

Indignation générale

La vidéo de ce drame survenu dans la localité de Zeleved, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, devenue virale a provoqué l’indignation des organisations de protection des droits de l’Homme aussi bien au niveau national qu’international.

Après avoir rejeté l’implication de l’armée camerounaise dans ce drame, le gouvernement avait finalement fait arrêter 7 suspects dont deux ont été acquittés en août dernier à savoir les caporaux Didier Jeannot Godwe Mana et Jonathan Manasse Djakobei.

Les militaires soupçonnaient leurs victimes de collaborer avec la secte islamiste nigériane Boko Haram, responsable de nombreuses exactions commises contre l’armée et les populations dans cette région septentrionale du Cameroun.

En février dernier, trois militaires camerounais ont été inculpés de l’assassinat de civils, dont des enfants à Ngarbuh, un village situé dans la région du Nord-Ouest. Comme avec le cas de l’Extrême-Nord, ce massacre avait déclenché un tollé international. Pour voir clair, le président camerounais avait prescrit l’ouverture d’une enquête indépendante. Laquelle a abouti à l’interpellation des suspects.

BE

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Dernière modification le mardi, 22 septembre 2020 09:41

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