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Boko Haram, inondations : plus de 73 000 enfants privés d’éducation à l’Extrême-Nord du Cameroun

Boko Haram, inondations : plus de 73 000 enfants privés d’éducation à l’Extrême-Nord du Cameroun

Paru le mardi, 22 décembre 2020 15:34

Un peu plus de 200 écoles tous les cycles confondus, sont fermés ou détruites dans la région de l’Extrême-Nord. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) qui donne ces statistiques, cette situation impacte l’éducation de 73 211 enfants n’ont pas accès à l’école. C’est ce qui ressort du dernier rapport sur situation du Cameroun publié le 17 décembre par cet organisme.

Au sens dudit document, deux phénomènes sont à l’origine de cette dégradation du système éducatif dans la région. D’abord l’insécurité due aux attaques de la secte islamiste Boko Haram. Celle-ci a entraîné la fermeture de 67 écoles primaires et secondaires et la destruction de 50 autres dans trois départements (35 dans le Mayo-Sava, 17 dans le Mayo-Tsanaga et 16 dans le Logone et Chari), privant ainsi 35 000 enfants de leur accès à l’éducation.

Ensuite viennent les inondations qui ont causé la destruction des infrastructures scolaires. Dans les départements du Mayo-Danay et du Logone et Chari, 60 écoles primaires ont été inondées ou détruites suites aux fortes pluies, privant ainsi 18 787 enfants (7 480 filles et 11 307 garçons) de leur retour à l’école. Au niveau secondaire, 44 établissements scolaires ont été touchés, affectant 19 424 élèves (5 511 filles et 13 913 garçons). Soit un total de 38 000 élèves privés d’éducation.

De façon globale, les inondations ont touché environ 162 300 personnes dans la région de l’Extrême-Nord. Elles ont par ailleurs occasionné le décès de 50 personnes et le déplacement de 357 ménages dans la région selon les données recueillies par la Croix rouge camerounaise (CRC) au 20 octobre 2020.

Cinq des sept départements de la région ont été affectés par les inondations et les risques restent élevés notamment dans les localités de Blangoua, Waza et Darak dans le département du Logone et Chari. Les dégâts matériels engendrés par les inondations incluent par ailleurs la destruction des infrastructures routières, des habitats et des vivres, ainsi que la perte de cultures et du bétail.

B.E

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