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Avortement : démantèlement d’une clinique clandestine à Yaoundé

Avortement : démantèlement d’une clinique clandestine à Yaoundé

Paru le jeudi, 24 juin 2021 14:00

Les éléments de la brigade de gendarmerie de Nlongkak à Yaoundé sont parvenus à démanteler une clinique clandestine spécialisée dans l’avortement illégal au cours de ce mois de juin. Suite à l’exploitation de renseignements signalant qu’une clinique clandestine pour l’interruption volontaire de grossesse (IVG) était en activité au quartier Etoa-Méki, les enquêteurs ont procédé à la fouille de ladite structure.

« La descente effectuée le 18 juin 2021 aux environs de 12h a permis de surprendre l’auteur de cette activité en flagrant délit sur une jeune fille âgée de 19 ans enceinte de deux mois. Le coût des avortements pratiqués ici variait entre 10 000 et 50 000 FCFA en fonction de la durée de la grossesse », explique la Gendarmerie nationale sur Facebook. Cette descente s’est soldée par l’arrestation de trois personnes, dont le propriétaire des lieux âgé de 45 ans.

Les gendarmes ont également procédé à la saisie du matériel et des médicaments « d’origine douteuse » utilisés pour l’opération. L’enquête ouverte à la brigade de gendarmerie de Nlongkak se poursuit à l’effet de mettre la main sur d’autres éventuels complices.

L’avortement est une pratique courante au Cameroun, souvent pratiqué par des mains inexpertes et dans un cadre inapproprié. L’année dernière, les autorités ont annoncé le démantèlement d’un réseau d’avortements clandestins à Yaoundé qui aurait conduit près de 300 avortements non médicalisés et provoqué la mort d’au moins 20 femmes.

« Nous avons constaté que des cabinets de soins qui sont censés faire de simples pansements font des avortements, voire des césariennes alors qu’ils n’ont pas un plateau technique », déplorait un cadre du ministère de la Santé publique (Minsanté). Selon les chiffres officiels, 24% des décès maternels au Cameroun sont causés par des complications d’un avortement à risque. L’avortement est pourtant considéré comme une infraction pénale et est puni d’une peine d’emprisonnement et d’une amende, sauf en cas de viol, d’inceste ou de menace pour la santé de la mère.

P.N.N

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