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Extrême-Nord : de nouveaux locaux pour accueillir des repentis de Boko Haram

Extrême-Nord : de nouveaux locaux pour accueillir des repentis de Boko Haram

Paru le mardi, 24 août 2021 07:06

Le Cameroun réquisitionne de nouveaux locaux pour accueillir des repentis de Boko Haram, après de nouvelles redditions ce weekend. Selon la radio publique, 217 ex-combattants de la secte terroriste ont été accueillis dimanche 22 août au Centre régional de désarmement, de démobilisation et de réintégration de Meri, dans la région de l'Extrême-Nord frontalière du Nigeria.

« Notre centre provisoire de Meri est déjà saturé. Nous avons été amenés à les recevoir uniquement à Mora et sur deux sites au niveau de mon bureau. Le préfet a réquisitionné les centres de promotion de la femme et de la famille de Mora pour mettre à notre disposition environ 200 ex-combattants et associés », a déclaré à la CRTV Oumar Bichaïr, chef dudit centre. Cette structure accueille au total 1 447 ex-combattants, pour la plupart des Nigérians (soit 846).

Mais les conditions de leur encadrement deviennent de plus en plus difficiles, selon les responsables du centre. Ce nombre devrait encore croître, car il n'est pas exclu que d'autres combattants déposent les armes et souhaitent revenir à la vie civile, à cause notamment des guerres intestines au sein du groupe terroriste amplifiées par la mort de son leader, Aboubakar Shekau, en mai dernier.

Pour décongestionner le centre de Meri, les autorités envisagent le rapatriement des repentis nigérians vers leurs pays, alors que ceux-ci disent avoir choisi le Cameroun pour leur reddition parce qu'ils craignent pour leur vie une fois de retour chez eux. « Le gouverneur a déjà contacté son collègue de l'Etat de Borno. Au niveau de la Force multinationale aussi, le commandant du secteur n°1, le général Bouba, a rendu compte à sa hiérarchie. Évidemment, le coordonnateur national aussi s'est rapproché du ministère des Relations extérieures pour examiner les mécanismes de retour », a précisé Oumar Bichaïr.

En rappel, le Centre national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR) a été créé sur décret présidentiel le 30 novembre 2018 dans le but d'accueillir et de faciliter la réinsertion sociale des combattants repentis de Boko Haram et des groupes armés sévissant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

P.N.N

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