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Bertoua : le centre régional d’hémodialyse à l’arrêt depuis 5 mois

Bertoua : le centre régional d’hémodialyse à l’arrêt depuis 5 mois

Paru le mardi, 24 novembre 2020 12:57

Dans la région de l’Est, les patients souffrant d’insuffisance rénale, une pathologie liée au dysfonctionnement des reins, sont privés de soins depuis plus de cinq mois. Et pour cause ! Le centre d’hémodialyse, logé au sein de l’hôpital régional de Bertoua, n’est plus opérationnel depuis le 6 juin dernier, apprend-on.

« Nous avons arrêté les dialyses parce que nous n’avions plus de kits de dialyse. Une correspondance a à cet effet été adressée à notre hiérarchie et nos malades ont été réorientés à Yaoundé », indiquent des sources au sein de cette formation hospitalière, jointes au téléphone ce mardi 24 novembre par SBBC.

« Quand nous avons des soucis, on réfère des malades. Ici aussi, nous recevons des malades qui viennent de Yaoundé lorsqu’ils ont des problèmes et que nous, nous avons des kits. C’est ainsi que nous fonctionnons », ajoutent nos sources.

L’hémodialyse consiste à suppléer les reins déficients en épurant le sang plusieurs fois par semaine grâce à une machine. La norme recommandée est de trois séances hebdomadaires. Mais en raison de la faiblesse de l’offre par rapport à la demande, le gouvernement a imposé deux séances par semaine. Souvent, les malades n’ont droit qu’à une seule séance à cause notamment de la pénurie des kits de dialyse. Ce qui ne va pas sans conséquence.

« C’est tous les jours que les malades souffrent et meurent du manque de ces kits », a déclaré à la télévision publique Jean Marie Dimbele Sodea, président du comité de gestion de l’hôpital régional de Bertoua.

Selon la CRTV-télé, 15 patients souffrant d’insuffisance rénale chronique, pris en charge au centre régional d’hémodialyse de Bertoua, seraient décédés depuis l’arrêt dudit centre. Des chiffres que l’hôpital ne confirme pas, arguant simplement que « nous avons perdu certainement des malades à Yaoundé ». D’après nos informations, le centre devrait pouvoir reprendre ses activités sous peu.

Transplantation

« Nous avons été ravitaillés en kits le week-end. La reprise est pour bientôt », assurent nos sources. Le 6 mai dernier, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, a réceptionné 40 000 kits de dialyse afin de « rationnaliser et d’optimiser » les soins apportés à ceux qui souffrent d’insuffisance rénale.

Tout en avouant que son département ministériel a eu « quelques difficultés en termes de disponibilité des kits de dialyse » au cours de 2019, le ministre a déclaré qu’un « stock de roulement » en cours d’acheminement par voie maritime permettra au Cameroun de tenir sur une durée à moyen terme.

Pour les autorités sanitaires toutefois, la dialyse n’est qu’une solution « transitoire », au vu des réflexions qui sont en cours relatives à la transplantation d’organes. Un projet de loi sur la transplantation d’organes est en effet en train d’être élaborée. « Cette loi sera soumise pour appréciation devant la représentation nationale au moment opportun. Ceci permettra aux patients à une étape avancée de pouvoir se faire une greffe de rein afin de mener normalement leur vie. C’est une préoccupation majeure », selon le Minsanté.

P.N.N

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Dernière modification le mardi, 24 novembre 2020 14:01

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