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Filière du livre : vers la création d’un compte d’affectation spéciale pour financer le secteur en crise

Filière du livre : vers la création d’un compte d’affectation spéciale pour financer le secteur en crise

Paru le mercredi, 24 novembre 2021 12:54

Un projet de loi portant promotion et organisation de la filière du livre au Cameroun a été déposé au Parlement. Le texte de 69 articles soumis à l’examen et à l’approbation des élus vise à réorganiser un secteur en crise depuis plusieurs décennies. « Depuis de nombreuses années en effet, la chaîne du livre au Cameroun rencontre certaines difficultés au rang desquelles la faible production endogène du livre de qualité, l’absence d’une véritable industrie nationale du livre, l’essor de la contrefaçon sources d’importantes pertes fiscales pour le Trésor public et le déficit de professionnalisation des acteurs », pose l’exécutif qui a descendu le texte.

Le gouvernement estime en effet que le marché du livre au Cameroun est évalué à 500 milliards FCFA par an. Cependant, « l’on a observé un ensemble de pratiques peu orthodoxes, à savoir la corruption, les conflits d’intérêts, les délits d’initié à charge contre les instances d’évaluation des manuels, la fragmentation démesurée des programmes scolaires (…), les changements anarchiques des livres au programme ou encore la pléthore de manuels retenus pour une seule discipline », peut-on lire dans l’exposé des motifs.

Compte d’affectation spéciale

Pour ces raisons, le gouvernement a jugé « impérieux d’assainir le secteur et de restructurer la filière du livre », ceci « en déclinant formellement les rôles des différents maillons de la chaîne ». Ceux-ci sont : « les éditeurs, les imprimeurs, les diffuseurs, les distributeurs, les libraires et les bibliothécaires ».

Pour y arriver, le gouvernement compte dynamiser et rationaliser la filière, créer une industrie de la filière camerounaise du livre et intégrer dans ce secteur les conventions internationales, notamment l’Accord de Florence et le Traité de Marrakech relatif aux déficients visuels.

De plus, il s’agira de renforcer le « rôle prépondérant que doit jouer l’Etat tant dans la rédaction des curricula et des programmes scolaires que dans l’édition et l’impression des manuels scolaires ». Ce rôle se décline par ailleurs par une subvention du secteur à travers un « Compte d’affectation spéciale pour le financement de l’ensemble de la filière ».

Cette subvention ira précisément aux auteurs et éditeurs privés, au soutien à l’édition en langues nationales, à l’appui à la traduction des œuvres dans les deux langues officielles et à l’organisation des foires du livre, de prix et concours littéraires.

Pour l’heure, les livres scolaires sont gérés par le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques, organisme créé en novembre 2017 par décret du Premier ministre.

Ludovic Amara

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