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Le Mincom crée un groupe de travail pour améliorer la viabilité économique de la presse privée

Le Mincom crée un groupe de travail pour améliorer la viabilité économique de la presse privée

Paru le mardi, 25 mai 2021 11:35

Le gouvernement vient de mettre sur pied un groupe de travail Mincom-Réseau des patrons de presse du Cameroun (Repac) pour l’amélioration des conditions d’exploitation des organes de presse écrite à capitaux privés. Ce groupe aura notamment comme missions principales de collecter et de centraliser toutes les mesures destinées à la viabilisation économique des organes de presse et autres structures médiatiques privés, ainsi que d’identifier et de mettre en œuvre les recommandations issues des états généraux de la communication de 2012, indique le ministre de la Communication (Mincom), René Emmanuel Sadi, dans une décision ce lundi 24 mai.

Il s’agit là de revendications portées par les patrons de presse qui dénoncent la non application desdites recommandations, neuf ans après. Le Repac plaide également pour une hausse de l’appui institutionnel de l’Etat à la presse privée. Ce nouveau vocable a remplacé l’aide publique à la communication privée qui était octroyée chaque année à tous les acteurs de la communication privée (médias audiovisuels, presse écrite et web, imprimeries, syndicats, associations professionnelles, etc.). Depuis cette réforme, ce soutien de l’Etat est alloué uniquement aux entreprises de presse écrite et en ligne « plus en butte à la précarité économique », selon le président du Repac, François Mboke.

Le Repac propose le relèvement de cet appui de 300 millions actuellement à 2, voire 3 milliards de FCFA par an. Ceci, dans le but d’assurer la viabilité des entreprises de presse menacées de disparition du fait de la modicité de la subvention allouée chaque année par l’Etat et fortement impactées par la Covid-19.

Au Cameroun, les organes de presse reçoivent en moyenne un million de FCFA par an, alors qu’au Sénégal, une entreprise de presse éligible au bénéfice de l’aide publique reçoit un minimum annuel de 15 millions de FCFA, contre 48 millions de FCFA en Côte d’Ivoire et 100 millions de FCFA au Maroc. Plusieurs quotidiens privés camerounais renoncent à cette aide publique depuis 2015, jugeant le montant « dérisoire ».

La création de ce groupe de travail fait suite à la séance de travail tenue le 29 avril dernier entre le Mincom et le Repac en vue de trouver des solutions pérennes aux problèmes de la presse privée. A l’issue de cette rencontre, le Repac a décidé de surseoir à la « marche pacifique » programmée le 3 mai à Yaoundé, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette marche a été interdite par le sous-préfet de Yaoundé 1er qui invoquait le respect des mesures barrières contre la Covid-19 et la préservation de l’ordre social.

P.N.N

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