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En pleine crise sécuritaire, 23 000 armes à feu en circulation illégale au Cameroun

En pleine crise sécuritaire, 23 000 armes à feu en circulation illégale au Cameroun

Paru le mardi, 25 mai 2021 14:26

Plus de 23 000 armes à feu circulent de manière illégale au Cameroun. Selon les statistiques données en décembre 2020 par le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, le gouvernement n’a accordé à cette date que 3800 autorisations de port d’armes. Le Conseil économique et social de la Commission de l’Union africaine (UA) quant à lui évalue à plus de 30 000 unités, le nombre d’armes légères et de petit calibre (ALPC) en circulation de façon illicite dans le pays. Ces armes regroupent des revolvers, des pistolets, des carabines, des fusils d’assaut ou des mitraillettes.

Dans un contexte marqué par la crise anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les incursions de la secte terroriste Boko Haram dans l’Extrême-Nord et des rebelles centrafricains à l’Est, ces chiffres inquiètent le gouvernement camerounais. Surtout que ces armes qui ne sont pas détenues par des militaires, mais par des civils, se retrouvent généralement dans les mains des groupes armés. Cette situation a poussé les autorités à interdire la vente d’armes et de munitions, ainsi que la fermeture d’armureries dans certaines régions du pays. La mesure la plus récente est l’interdiction de la vente des armes traumatiques sur l’ensemble du territoire national.

La décision a été prise le 6 mai dernier par le Minat, «au regard du contexte sécuritaire actuel et compte tenu de l’usage abusif de cette catégorie d’arme par des individus de moralité douteuse ». Le membre du gouvernement a par ailleurs procédé le 19 mai à la destruction d’un stock d’armes illicites à Buea (Sud-Ouest). Il s’agissait des armes issues des opérations de pacification et celles restituées par les ex-combattants de Boko Haram et des groupes armés des régions anglophones. En 2018, le Cameroun a abrité la première conférence des Etats-parties de la Convention de Kinshasa pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication.

L’objectif était de trouver des solutions à ce phénomène qui constitue une menace à la paix et à la sécurité des pays, notamment dans la sous-région Afrique centrale. Dans ce sens, le gouvernement mène des actions à travers les centres de démobilisation, de désarmement et de réintégration sociale des jeunes dans les zones en conflit. Des séances de sensibilisations des différents acteurs concernés sont aussi organisées sur les dangers liés à la manipulation des armes à feu.

P.N.N

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