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Environnement : 20 000 de plants de bambou pour la restauration de la biodiversité dans la région du Nord

Environnement : 20 000 de plants de bambou pour la restauration de la biodiversité dans la région du Nord

Paru le mardi, 26 janvier 2021 10:32

Le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded), expérimente depuis 2018, grâce à l’appui technique de l’Organisation internationale pour le bambou et le rotin, le projet pilote de restauration de la biodiversité des berges du fleuve Bénoué dans le Nord par le bambou.

Il s’agit, à travers cette phase pilote menée de 2018 à 2020, « de montrer le succès de l’utilisation du bambou pour la remise en état de la biodiversité des berges du fleuve Bénoué », précise la sous-directrice de la biodiversité et de la biosécurité du Minepded, Angèle Wadou. Elle révèle que depuis lors, plus de 20 000 plants de bambou ont été plantés à Lagdo, Pitoa, Garoua 2 et Garoua 3, quatre communes du département de la Bénoué.

« Le bambou contribue efficacement à lutter contre les changements climatiques. Ainsi, l’utilisation du bambou aide à réduire l’exploitation abusive et illégale des espèces ligneuses en offrant une source d’énergie biomasse alternative et renouvelable. Comme il repousse et arrive à maturité plus rapidement que la plupart des espèces d’arbres, le bambou est à même de diminuer la pression sur les autres ressources forestières, réduisant ainsi la déforestation », justifie un expert cité par le journal L’œil du Sahel.

Surtout que, poursuit ce dernier, en plus d’arriver à maturité en 3 ou 4 ans, quand on met un plant de bambou en terre, on se retrouve avec 20 à 30 tiges après quelque temps.

Toujours sur le plan environnemental, il est établi que le bambou permet de stocker 13 tonnes de carbone par hectare et par an, contribuant ainsi à l’atteinte de l’Objectif de développement durable 13 des Nations unies sur la prise en « urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions ».

« Sur le plan socioéconomique, une tige de bambou coûte entre 350 et 500 FCFA dans certaines localités de la partie septentrionale, ce qui contribue aux économies des ménages, à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté », souligne Angèle Wadou interrogée par le même journal.

La plantation du bambou vient renforcer le Projet d’Aménagement du bassin versant de la Bénoué (ABV), étant donné que cette plante aide à lutter contre l’érosion en renforçant les pentes dont les sols sont dégradés. En vue de sa pérennisation, le Minepded a transféré cette activité aux collectivités territoriales décentralisées à compter de 2021.

Le gouvernement dispose encore de 9 ans pour restaurer les 12 millions d’hectares de terres et de paysages forestiers dégradés recensés à travers tout le Cameroun, dont plus de 8 millions pour la seule partie septentrionale regroupant les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord.

D.M.

Dernière modification le mardi, 26 janvier 2021 11:53

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